Le ministre des affaires étrangères Egyptien Sameh Shukri et le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres à Cop27
Le ministre des affaires étrangères Egyptien Sameh Shukri et le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres à Cop27 ©AFP - Mohammed ABED
Le ministre des affaires étrangères Egyptien Sameh Shukri et le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres à Cop27 ©AFP - Mohammed ABED
Le ministre des affaires étrangères Egyptien Sameh Shukri et le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres à Cop27 ©AFP - Mohammed ABED
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Vendredi 11 novembre, la France accueillait les 230 migrants de l'Ocean Viking après le refus de Giorgia Meloni. La COP 27 pourra-t-elle freiner le réchauffement climatique ?

Avec
  • Aurélie Filippetti Femme politique, romancière, ancienne ministre de la Culture dans les gouvernements Ayrault puis Valls
  • Brice Couturier Journaliste, producteur jusqu'en juin 2021 de la chronique "Le Tour du monde des idées" sur France Culture
  • Thierry Pech directeur général de Terra Nova
  • Bertrand Badie Politiste, spécialiste des relations internationales

Depuis le 6 novembre la COP 27 se tient à Charm El Cheikh. Elle aura joué les prolongations pour s'achever dimanche 20 novembre. 200 pays, 636 lobbystes du secteur des combustibles fossiles : objectif limiter à 1.5 degré le réchauffement climatique. Les trois principaux dossiers sur lesquels les négociateurs planchent : réduction des émissions de gaz à effet de serre, transition vers des énergies non-fossiles ou encore financement par les pays riches des "pertes et préjudices" subis par les nations unies à la fois les plus pauvres, les moins responsables mais les plus touchées par les effets du réchauffement climatique.

Lundi, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait donné le ton en exhortant les dirigeants à "coopérer ou périr" : "C’est soit un Pacte de solidarité climatique soit un Pacte de suicide collectif. Nous nous dirigeons vers une catastrophe mondiale."

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"La dette climatique"

L'une des grandes thématiques de cette COP 27 : aider les pays les plus pauvres à lutter contre le réchauffement climatique. Un fonds pour les "pertes et dommages" a été créé, afin d’aider financièrement les pays en développement "particulièrement vulnérables" à faire face à ces dégâts irréversibles causés par le réchauffement climatique.

Ces dernières années, on a pu observer les conséquences catastrophiques du réchauffement de la planète : une sécheresse record en Afrique de l'Est, des inondations géantes au Pakistan et au Nigéria, ou plus près du monde occidental, des canicules et feux géants en Espagne, en France ou aux Etats-Unis. Au mois de juin, c’est l’Inde et le Bangladesh qui étaient frappés pas des phénomènes météorologiques extrêmes. Des pays qui, souvent, contribuent peu aux causes du changement climatique et qui réclamaient donc un mécanisme financier spécifique, pérenne et "prévisible", pour les "pertes et dommages" qu'ils subissent et qui se chiffrent déjà en dizaines de milliards. Mais, craignant notamment d'admettre une quelconque responsabilité juridique, les pays riches, s'y refusaient depuis des années.

Limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré

Dans les discussions également, que les pays accroissent leurs objectifs climatiques avant la COP28 car les promesses des Etats sont actuellement très insuffisantes. "Nous sommes très loin du niveau et de la rapidité de réduction d’émissions nécessaires pour nous mettre sur la voie d’un monde à 1,5 °C" a averti Simon Stiell, patron de l’Onu Climat.  La somme des engagements des 193 parties à l’accord, "pourrait mettre le monde sur la voie d’un réchauffement de 2,5 °C d’ici la fin du siècle", a d'ailleurs souligné l’agence onusienne. Ces derniers mois et semaines, certains pays ont relevé leur ambition, comme l’Inde, l’UE, l’Indonésie, le Mexique ou le Vietnam. Mais ils représentent moins de la moitié du G20, responsable de 80 % des émissions mondiales.

C'est en 2015, lors de la Cop21 que l'engagement à limiter le réchauffement climatique à 1.5 degré a été pris. Sept ans après, il n'est toujours pas respecté. Chaque année depuis 1995, les conférences des parties (COP) se succèdent mais pour quelles avancées ? Selon l'INSEE, les émissions de gaz à effets de serre ont explosé de 45 % depuis 1990.

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