Un Ukrainien rétablit l'électricité / Sean Patrick Maloney, chef du Comité de campagne du Congrès démocrate
Un Ukrainien rétablit l'électricité / Sean Patrick Maloney, chef du Comité de campagne du Congrès démocrate ©AFP
Un Ukrainien rétablit l'électricité / Sean Patrick Maloney, chef du Comité de campagne du Congrès démocrate ©AFP
Un Ukrainien rétablit l'électricité / Sean Patrick Maloney, chef du Comité de campagne du Congrès démocrate ©AFP
Publicité

Le parti de Joe Biden a remporté samedi le siège qui lui manquait pour conserver le contrôle du Sénat. L’incertitude demeure à la Chambre des représentants... De leur côté, les Ukrainiens ont repris Kherson mais la guerre continue et les Ukrainiens vont devoir faire face à la terreur énergétique...

Avec
  • Thomas Gomart Historien des relations internationales, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI).
  • Hubert Védrine diplomate, ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Jospin et ancien secrétaire général de la présidence de la République sous François Mitterrand
  • Christine Ockrent Journaliste et productrice de l'émission "Affaires étrangères" sur France Culture
  • Anne-Lorraine Bujon Directrice de la rédaction de la revue Esprit

Au sommaire de nos débats : un reflux, un retrait, deux défaites. Vladimir Poutine contraint à un repli militaire humiliant à Kherson, un mois et demi après son annexion par la Russie. Et Donald Trump dont la plupart des soutiens ont été battus, lors des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

Malgré l’inflation, malgré le prix de l’essence, malgré une popularité présidentielle aussi anémique que son aspect physique… Les Démocrates de Joe Biden ont réussi la meilleure performance d’un parti au pouvoir à mi-mandat depuis une vingtaine d’années.

Publicité

A la chambre des Représentants, ils devraient certes abandonner la majorité, mais de justesse, en cédant seulement 4 ou 5 sièges aux Républicains selon les projections de NBC. Alors qu’en 2010, au milieu de son premier mandat, Barack Obama avait perdu 64 élus. Et en 2018, Donald Trump 42.

Et surtout, les Démocrates vont garder le contrôle du Sénat. C’est une certitude depuis la nuit dernière, et la victoire de la sénatrice sortante Cortez Masto dans le Nevada. Face à un candidat soutenu par Donald Trump.

L’ex-président qui avait prédit et promis une "vague rouge", républicaine et qui apparaît comme le grand perdant du scrutin. La plupart des candidats ultra-radicaux qu’il avait activement soutenus ont été défaits. Et aucun des "deniers", les négateurs des dernières présidentielles, qui continuent de prétendre que Joe Biden n’a pas gagné ces élections, et qui étaient candidats à des postes clés de secrétaires d’Etat… Aucun d’entre eux ne sera aux commandes de l’organisation des élections 2024.

Donald Trump, qui a prévu d’annoncer après-demain mardi sa 3e candidature présidentielle, est maintenant la cible d’une partie de l’establishment républicain. Et aussi des médias du groupe Murdoch : le Wall Street Journal, Fox News, et le New York Post, pour qui "il est temps pour Trump d’abandonner la politique".

Enfin pour la 1e fois depuis 2016, un sondage YouGov indique que Trump n’est plus le favori des sympathisants républicains pour la Maison Blanche. Il est désormais devancé de 7 points par le gouverneur de Floride Ron DeSantis, réélu lui cette semaine avec près de 20 points d’avance.

Ce matin, depuis l’Indonésie, en marge du G20, Joe Biden s’est déclaré renforcé avec ce succès inattendu, avant un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping. Première rencontre physique entre les deux présidents depuis celle de 2019, entre Xi et Donald Trump.

L'équipe