Vladimir Poutine et Donald Trump au sommet du G20 à Hambourg en juillet 2017
Vladimir Poutine et Donald Trump au sommet du G20 à Hambourg en juillet 2017  ©AFP - SAUL LOEB / AFP
Vladimir Poutine et Donald Trump au sommet du G20 à Hambourg en juillet 2017 ©AFP - SAUL LOEB / AFP
Vladimir Poutine et Donald Trump au sommet du G20 à Hambourg en juillet 2017 ©AFP - SAUL LOEB / AFP
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L'Esprit public en direct et en public de Livre Paris 2018 avec François-Xavier Bellamy, Daniel Cohen, Gaspard Gantzer et Christine Ockrent,

Avec
  • François-Xavier Bellamy Député au parlement européen, président de la délégation française PPE
  • Gaspard Gantzer co-fondateur de l'agence de conseil en communication "2017", ancien conseiller en communication de François Hollande
  • Daniel Cohen Économiste et directeur du département d'économie de l'École Normale Supérieure, Président de l'Ecole d'Economie de Paris
  • Christine Ockrent Journaliste et productrice de l'émission "Affaires étrangères" sur France Culture

Première partie. Trump / Poutine : le retour du hard power ?

A l'issue d'une semaine où l’on a appris un nouveau mot en russe, Novichok (новичок ou "nouveau venu") soit le nom de cet agent neurotoxique qui a servi à attaquer l’ex-agent double Serguei Skripal et sa fille Youlia à Salisbury en Angleterre, un produit identifié désormais 100% « made in URSS » et qui n’avait pas été utilisé sur le sol européen depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Depuis, Theresa May a annoncé la suspension des contacts bilatéraux avec Moscou et l’expulsion de 23 diplomates russes du territoire britannique, soit la plus importante exclusion de ce genre depuis 30 ans. Depuis aussi, Paris/Londres/Washington/Berlin ont dans une déclaration conjointe étrillé « les comportements russes irresponsables ». A l'issue d'une semaine houleuse aux Etats-Unis également, qui a vu Donald Trump annoncer que Rex Tillerson était remplacé à la tête de la diplomatie américaine par Mike Pompeo, directeur de la CIA, ultra conservateur proche du Tea Party et connu pour des propos islamophobes et un langage assez peu diplomatique. Toujours cette semaine, on apprenait également que Gina Haspel, la nouvelle patronne de la CIA, avait dirigé Cat’s Eye, une prison secrète américaine pour présumés terroristes dans laquelle se pratiquaient des interrogatoires musclés, agrémentés de simulations de noyade ou d’enterrement, et où l'on confinait les détenus avec des insectes. Point d'orgue de cette semaine où le hard power semble avoir repris ses droits - et les journaux écrits par John Le Carré - ce soir, Vladimir Poutine sera réélu président pour un quatrième mandat.

Seconde partie. Emploi : Macron 1 / Hollande 0 

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© AFP - FANATIC STUDIO / SCIENCE PHOTO L / FST / SCIENCE PHOTO LIBRARY

Dans son ouvrage Les leçons du pouvoir, à paraître le 11 avril aux éditions Stock, François Hollande reviendra certainement sur cette promesse fatale d'arriver à « inverser la courbe du chômage » avant la fin de son quinquennat. Pour l’ex président de la République, elle a donc dû être déplaisante la lecture des journaux cette semaine, et de leurs articles consacrés à la reprise de l’emploi : "Du jamais vu depuis 10 ans, 277 000 emplois créés". Peut-être François Hollande nous dira-t-il dans son livre que ce sont le CICE, le Pacte de responsabilité - et même la loi El Khomry - qui ont ouvert la voie de ces bons résultats dont bénéficie aujourd’hui Emmanuel Macron ? Redoutant qu’on dise de son successeur et ex-protégé qu’il est en train de réussir là où lui a échoué ?
 

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