Alexander Kluge, photo prise de l'exposition" Sphinx Opera" conçue par Alexander Kluge pour l'Opéra de Munich. Avec l'aimable autorisation du Bayerische Staatsoper,
Alexander Kluge, photo prise de l'exposition" Sphinx Opera" conçue par Alexander Kluge pour l'Opéra de Munich. Avec l'aimable autorisation du Bayerische Staatsoper,
Alexander Kluge, photo prise de l'exposition" Sphinx Opera" conçue par Alexander Kluge pour l'Opéra de Munich. Avec l'aimable autorisation du Bayerische Staatsoper,
Alexander Kluge, photo prise de l'exposition" Sphinx Opera" conçue par Alexander Kluge pour l'Opéra de Munich. Avec l'aimable autorisation du Bayerische Staatsoper,
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Alexander Kluge est un cinéaste et écrivain allemand. Acteur majeur du Nouveau cinéma allemand, il a été élève du philosophe Theodor Adorno et assistant de Fritz Lang. Il nous offre une Création Radiophonique inédite.

Une Atelier de Création Radiophonique inédit, une Expérience en forme de carte blanche signée Alexander Kluge, qu’on a souvent surnommé le « Godard allemand ». Avec la collaboration de Vincent Pauval, réalisée par Céline Ters, avec le soutien du CNAP, Centre National des Arts Plastiques. 

A la rencontre d’Alexander Kluge dans son atelier à Munich

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Né en 1932 à Halberstadt (désormais ex-RDA), miraculé des bombardements alliés en 1945, le grand cinéaste, écrivain et philosophe Alexander Kluge occupe une place à part dans l’univers intellectuel et artistique de l’Allemagne contemporaine. La forte notoriété qu’il a connue pour le rôle effectif qu’il a joué en faveur d’un renouveau du cinéma allemand après la Seconde Guerre mondiale, et qu’il continue toujours à jouer dans la sphère audiovisuelle, tend à faire oublier que pour le représentant acharné et résolu du film d’auteur qu’il fut (surnommé parfois le « Godard allemand ») sa production cinématographique continue à aller de pair, comme depuis ses débuts, avec son activité d’auteur littéraire. C’est ainsi qu’au tournant du millénaire il publie sa Chronique des sentiments, chef d’œuvre monumental qui réunit tous ses travaux littéraires augmentés d’une quantité équivalente de récits jusque-là inédits. Les deux premiers volumes de cet ensemble ont paru en version française :

-        Chronique des sentiments – Livre I – Histoires de base (P.O.L, 2016)

-        Chronique des sentiments – Livre II – Inquiétance du temps (P.O.L, 2018)

Ce dernier ouvrage a fourni le sujet de l’exposition Inquiétances des temps sur une proposition de Pascale Cassagnau, événement conçu pour l’Abbaye de Maubuisson, disponible en ligne jusqu’au 29 août 2021.  

Proche de l’« inquiétante étrangeté » freudienne, la notion d’« inquiétance » renvoie, selon Kluge, aux champs de mines qui forment la réalité, ou à ce qu’il identifie par ailleurs comme le « processus de dégradation des conditions réelles ». Ceux-ci, déclare-t-il, créent de l’« inquiétance ». Et le conteur de poursuivre avec un exemple : « Lorsqu’un enfant en train de jouer s’enfonce dans la glace d’une étendue d’eau gelée, parce que celle-ci n’est pas suffisamment épaisse pour le porter, et que son sauvetage pose problème du fait que le sauveteur risque à son tour de s’enfoncer, il existe une solution assez complexe qui prévoit la formation d’une chaîne de gens où chacun est couché en tenant les pieds du suivant pour que le dernier de la chaîne puisse enfin tendre sa main à l’enfant et l’aider. »  Puis de conclure : « Telle scène n’a rien d’« inquiétant », car il demeure possible d’intervenir sur un mode pragmatique. Ce qui est « inquiétant » relève de l’idée inverse, à savoir qu’un danger serait imminent sans que nul ne puisse rien y faire. »

LIENS : 

Avec des extraits des films d'Alexander Kluge :

  • Anita G (1966)
  • Les artistes sous le châpiteau: Perplexes (1968)
  • Ferdinand le radical (1976)
  • An Vertov
  • Godzilla in Fukushima
  • Dr Mabuse le flambeur (2013)

GÉNÉRIQUE :

Avec la collaboration de : Vincent Pauval
Traduction : Vincent Von Wroblewsky
Lectures : Vincent Dieutre et Delphine Lemer
Prise de son :  Martin Troadec et Tahar Boukhlifa
Mixage : Claire Levasseur
Réalisation : Céline Ters

REMERCIEMENTS :

À Pascale Cassagnau et au CNAP.