Jacques Chirac en Citroën CX à Paris lors des élections législatives le 6 septembre 1977
Jacques Chirac en Citroën CX à Paris lors des élections législatives le 6 septembre 1977
Jacques Chirac en Citroën CX à Paris lors des élections législatives le 6 septembre 1977 ©Getty - Daniel SIMON
Jacques Chirac en Citroën CX à Paris lors des élections législatives le 6 septembre 1977 ©Getty - Daniel SIMON
Jacques Chirac en Citroën CX à Paris lors des élections législatives le 6 septembre 1977 ©Getty - Daniel SIMON
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Résumé

Oui, une vraie surprise – rien à voir avec la réélection d’Emmanuel Macron qui était annoncée – mais l’issue inattendue de la poursuite de la voiture présidentielle.

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Cela s’est déroulé sur France 2 : on a pu voir la poursuite haletante de la voiture du président, avec force commentaires, pour finalement s’apercevoir que le véhicule présidentiel était en réalité un véhicule de premier ministre, ce n’était pas Emmanuel Macron mais Jean Castex qui rentrait au bureau, donc à Matignon. C’est qu’il faut bien tromper l’ennui ou meubler l’antenne durant ces soirées de second tour de la présidentielle où la principale information tient en deux chiffres, le reste est finalement assez peu essentiel.

On a donc inventé un sport national pratiqué à chaque scrutin la poursuite du véhicule du nouvel élu – la chose avait été particulièrement commentée il y a 27 ans avec le spectacle de la voiture du nouveau président parcourant les rues parisiennes – l’élu s’appelait alors Jacques Chirac et la voiture était une CX Citroën Prestige – il avait parcouru les rues de la capitale à près de 120 km/h, le coude à la portière, il ne fumait pas mais le cœur y était. C’était probablement le moment le plus politique de son premier septennat – les mauvaises langues diront le seul – et surtout son inscription dans une longue tradition : celle des hommes politiques de droite roulant en Citroën.

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Car la bipolarité française, cela a longtemps été cela : la droite en Citroën, autrement dit mon général en DS et Jacques Chirac en CX, tandis que François Mitterrand avait usé plusieurs modèles de Renault, depuis la république des Renault 30, puis R25 et enfin celle des Safrane. C’était cela le bipartisme, Renault, des voitures de la régie Renault, laboratoire social, contre Citroën, laboratoire technologique, voiture de prof contre voiture de médecin, Cléon Fonte pour le moteur Renault contre suspension assistée pour l’idéologie Citroën.

Et 27 ans après on en est où ? Eh bien le macronisme a mis à bas ces clivages. Car figurez vous que Jean Castex était hier en Renault Espace, tandis qu’Emmanuel Macron lui roulait en DS Citroën, mais maintenant il s’agit de la DS7. C’est peut-être cela le « et en même temps macroniste » : Renault et Citroën, une volonté de ne plus choisir parmi les modèles français… de voiture.

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Guillaume Erner
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