Naomi Watts, égérie pour le parfum Angel de Thierry Mugler en 2008.
Naomi Watts, égérie pour le parfum Angel de Thierry Mugler en 2008.
Naomi Watts, égérie pour le parfum Angel de Thierry Mugler en 2008. ©Getty - Jamie McCarthy/WireImage
Naomi Watts, égérie pour le parfum Angel de Thierry Mugler en 2008. ©Getty - Jamie McCarthy/WireImage
Naomi Watts, égérie pour le parfum Angel de Thierry Mugler en 2008. ©Getty - Jamie McCarthy/WireImage
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Résumé

Depuis quelques jours je lis les hommages à Thierry Mugler, le couturier est mort dimanche dernier, et on n’a peut être pas évoqué la raison pour laquelle Mugler sera toujours parmi nous : son odeur.

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Il est question de tout, de sa mode bien sûr, de ses épaulettes, de la dinguerie des années Palace 1980, de l’avant sida, du temps béni de l’insouciance, du champagne et plus si affinités, de ce physique incroyable et de ses transformations, Mugler et ses égéries des trois sexes. Mugler a été très précisément ce que seule la mode, car seule la mode permet de se choisir, ce qui est un beau paradoxe puisque la mode c’est le collectif pas l’individuel, oui mais pas chez Mugler justement, “I am what I am” comme chantait l’autre.. 

Mais une fois que l’on a dit cela, on n’a peut être pas évoqué la raison pour laquelle Mugler est parmi nous, la raison pour laquelle il sera toujours parmi nous : son odeur, d’Angel à Amen, le parfum Mugler a conquis la planète de manière pérenne, bien plus que sa mode - la silhouette Mugler appartient à notre mémoire, on peut la voir au musée, dans certains magasins Vintage chics, très chics, mais son odeur est partout dans l’ascenseur, derrière ce garçon qui court… Je me suis souvent fait cette réflexion en courant :, dans certains pays, les gens qui courent sentent la lessive, en France ils sentent la sueur et/ou le parfum, et ce parfum c’est souvent du Mugler. 

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Car Mugler appartient au cercle assez fermé finalement des parfums qui ont poursuivi l’existence des maisons de mode par d’autres moyens. Paco Rabane en est un autre exemple : peu de monde se souvient des silhouettes Rabanne, mais tout le monde a One Million dans le nez. Mais, Angel de Mugler, nous le sentons depuis 1992, car ce parfum a innové en introduisant des notes gourmandes dans un parfum : il y a du patchouli dans Angel, ça c’est classique, mais le nez qui l’a créé, grand monsieur, Olivier Cresp, a glissé du caramel, du miel, du bonbon et du chocolat et ça c’était une première. Depuis lors, on ne compte plus les parfums aux notes gourmandes, de Coco Mademoiselle à Lolita de Lolita Lempicka, Mugler a créé une tendance qui demeure… 

Voila pourquoi, Mugler fait partie du très petit nombre de couturiers qui ont réussi à marquer le monde non seulement avec leur griffe mais aussi et surtout avec leur odeur.

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Guillaume Erner
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