Quels gestes barrières en famille ?
Quels gestes barrières en famille ?
Quels gestes barrières en famille ? ©Getty - Thanasis Zovoilis
Quels gestes barrières en famille ? ©Getty - Thanasis Zovoilis
Quels gestes barrières en famille ? ©Getty - Thanasis Zovoilis
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Résumé

Le virus bouleverse notre quotidien, notamment celui des enfants à l'école. Mais il y a mieux : le confinement intra familial lorsqu'une partie seulement de la famille est positive, il y a toute une réorganisation à mettre en place au sein du foyer.

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Ce qui est merveilleux, que dis-je magique, avec la bête à picot c’est que, depuis deux ans, le virus bouleverse notre quotidien et nous permet de vivre de nouvelles expériences sociales.

Je me souviens par exemple de la première fois où l’on m’a demandé de porter un masque : c’était à l’infirmerie de Radio France, je me trouvais ridicule. Deux ans après, j’ai eu l’occasion de vérifier que le ridicule ne tue pas. Ensuite il y eut l’expérience grand confinement sur laquelle je ne reviens pas, parce qu’elle est bien connue de tous.

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Aujourd’hui, la providence nous envoie une nouvelle forme de joyeuseté : le confinement intra familial, autrement dit la positivité d’une partie du foyer, d’une partie de la famille. J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une positivité partielle, parce que la totale au moins mettrait sur un pied d’égalité virologique, mais, là, il s’agit de transformer des centaines, des milliers de logements en deux salles, deux ambiances pour permettre à la partie saine du foyer de ne pas être contaminée par la partie que je ne qualifierai pas de malsaine, parce que ce serait stigmatisant, mais enfin de tout de même franchement positive – au moins dis comme cela, cela peut passer pour mélioratif.

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La cohabitation entre non covidés et covidés ressemble aux films de zombies : on sait qui gagne à la fin

Le Yalta de l’appartement est très difficile à faire : comment construire un lazaret chez soi – au nom de quoi attribuer le salon aux non covidés et la chambre aux covidés – même si les covidés à l’instar de Poutine en Ukraine peuvent de facto envahir le salon à n’importe quel moment.

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Cette situation parfaitement hypothétique bien sûr, la cohabitation au sein d’un foyer de covidés et de non covidés, peut ressembler parfois aux films de zombies, où l’on sait bien au début que ce sont les zombies qui vont l’emporter. Mais, justement face à ces films c’est toujours la même question qui me vient : pourquoi ne pas accepter d’office de se faire mordre ?

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Guillaume Erner
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