Vous pouvez désormais entendre la voix des Justes

Les épisodes créés par le Comité français pour Yad Vashem sont disponibles sur le site de France Culture, partenaire du podcast.
Les épisodes créés par le Comité français pour Yad Vashem sont disponibles sur le site de France Culture, partenaire du podcast. - © Comité français pour Yad Vashem
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C’est une manière de ne pas désespérer de l’humain, de refuser de diminuer la part d’humain en nous : entendre la voix de ces femmes et de ces hommes qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie.

Un podcast permet de les entendre, ils parlent un langage universel, le même que celui qui les a incité à sauver des Tutsis, des Arméniens ou des Huguenots, une manière d’affirmer que le bien à une puissance mystérieuse. Parce que l’on a tant parlé de la banalité du mal que l’on en est venu à oublier la force du bien, le mystère qu’il recèle. Autant vous le dire je ne crois pas en la banalité du mal, slogan devenu la quintessence de l’enfer pour les nuls. Le mal est tout sauf banal, il ne l’est pas plus statistiquement qu’ontologiquement. Le mal n’est en rien banal, et son exact envers, le bien, est un problème pour les esprits laïcs, un mystère pour ceux qui croient.

Qu’est ce qui incite des êtres à sauver des vies au péril de la leur, on aimerait que le cheminement moral de ces êtres soit aussi simple qu’un train dans la nuit, mais, non, le bien à quelque chose de contingent, il survient à des moments où l’on ne l’attend guère, comme chez Bernanos, Sous le soleil de Satan, et c’est probablement cela la leçon de ce siècle, ou plutôt du siècle précédent : chacun de nos actes nous engage, y compris lorsqu’on l’attend le moins - le bien est une manière d’être au monde qui exige une lucidité de tout instant, une puissance et une volonté.

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Les Justes que vous allez pouvoir entendre n’ont pas sauvé des juifs, ils ont sauvé des vies. Certains l’ont fait en souvenir d’autres persécutions, au Chambon-sur-Lignon ou à Dieulefit, parce qu’ils étaient protestants et se souvenaient des dragonnades, et c’est pour cela qu’ils ont allumé des lumières dans chacune des fermes de la vallée. Ceux-là nous enseignent que l’identité est d’abord une expérience, une expérience de l’universel.

Ecouter ces voix c’est reprendre confiance dans l’humain, comprendre qu’aucun pouvoir, fut-il absolu et totalitaire, n’a la possibilité de soumettre un esprit qui a décidé de ne pas renoncer à la part de l’humanité en l’homme.

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