Arthur Germain, nageur professionnel et fils d'Anne Hidalgo le 26/04/22.
Arthur Germain, nageur professionnel et fils d'Anne Hidalgo le 26/04/22.
Arthur Germain, nageur professionnel et fils d'Anne Hidalgo le 26/04/22. - Capture d'écran rmc.bfmtv
Arthur Germain, nageur professionnel et fils d'Anne Hidalgo le 26/04/22. - Capture d'écran rmc.bfmtv
Arthur Germain, nageur professionnel et fils d'Anne Hidalgo le 26/04/22. - Capture d'écran rmc.bfmtv
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Résumé

Mais là je crois que je tiens un filon : psychanalyse familiale et politique. Après le père d’Emmanuel Macron, celui de Marine Le Pen, c'est au fils d'Anne Hidalgo de faire parler de lui.

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Souvenez vous, il y a quelques jours j’avais rapporté les propos du père d’Emmanuel Macron qui estimait en substance, que les Français étaient ingrats, manière de faire parler son inconscient pour se venger  de ce fils qui avait tué le père en devenant le père de la nation. Un problème commun aux deux finalistes de l’élection présidentielle puisque Marine Le Pen a aussi bénéficié de ce dilemme de la relation au père, on ne compte plus le nombre de problèmes posés à la fille par le père, sans même se demander si l’un des premiers problèmes de la fille, ce n’est pas de porter le nom du père, le nom Le Pen, l’un de ses concurrents, dimanche soir, a même rassemblé les échecs à la présidentielle sous le nom Le Pen, 8 exactement.

Mais aujourd’hui, il ne s’agit plus de ce que le père fait à la fille ou au fils, mais ce que le fils fait à ses parents. Car hier, on a appris que le fiston Hidalgo n’avait pas voté pour sa mère à l’élection présidentielle, en déclarant benoîtement, sur  BFM, "ma mère est au courant de ce que je pense et sait que je ne voterai pas nécessairement pour elle”. Et le fiston d’ajouter “j’ai voté Mélenchon, pas par grosse conviction en réalité”, histoire de poignarder sa mère plutôt deux ou trois fois qu’une ─ quitte à avoir un désaccord avec ses parents, autant mettre BFM dans la confidence.

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Alors, il va de soi que ce que l’on fait n’a qu’un but, embêter ses parents, et les embêter d’autant plus fort que l’on est le fils de la maire de Paris, lorsque l’on choisit de descendre la Seine, je parle du fleuve, repartir des origines en empruntant cette Seine qui coupe la ville de maman en deux ─ même un psychanalyste fatigué comprendra… Il faut bien s’émanciper de ses parents, et l’on n’est pas là pour voter pour eux : il faut s’y faire, on ne fait pas des enfants pour avoir des électeurs.

Le but de l’éducation, c’est de tuer le père ou de ne pas voter pour la mère, même lorsque l’on a barboté dans son fleuve, fleuve pas encore baignable ou traînent peut-être les dents de la maire. Et c’est ainsi que le fils Hidalgo fait partie du petit nombre de personnes qui peut se targuer d’avoir contribué à battre sa mère.

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Guillaume Erner
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