Premiere guerre mondiale : "les soldats francais emmenent les prisonniers allemands sur le Chemin des Dames", dans "Le miroir" Printemps 191
Premiere guerre mondiale : "les soldats francais emmenent les prisonniers allemands sur le Chemin des Dames", dans "Le miroir" Printemps 191
Premiere guerre mondiale : "les soldats francais emmenent les prisonniers allemands sur le Chemin des Dames", dans "Le miroir" Printemps 191 ©AFP - Lee/Leemage
Premiere guerre mondiale : "les soldats francais emmenent les prisonniers allemands sur le Chemin des Dames", dans "Le miroir" Printemps 191 ©AFP - Lee/Leemage
Premiere guerre mondiale : "les soldats francais emmenent les prisonniers allemands sur le Chemin des Dames", dans "Le miroir" Printemps 191 ©AFP - Lee/Leemage
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Résumé

Les journées du patrimoine, et ce temps d’automne précoce, c’est parfait pour se souvenir de la guerre…

avec :

Guillaume Erner (Docteur en sociologie et producteur des Matins de France Culture).

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C’est parfait pour se souvenir de la guerre de 14-18. Puisque l’on célèbre le centenaire de 1917, le centenaire du chemin des dames, c’est maintenant qu’il faut aller voir là-bas ce qu’ont vécu les hommes, durant cet apocalypse que fut la première guerre mondiale. C’est pourquoi ce week-end je suis allé voir la Caverne du dragon, une ancienne carrière située à une dizaine de kilomètres de Laon, dans l’Aisne, qui a servi de caserne aux français puis aux allemands, le chemin des dames ou des centaines de milliers de soldats sont morts, peut-être 200000 français et 300000 allemands, des hommes venus de toute part, beaucoup de soldats bretons qui n’avaient jamais quitté la Bretagne, des tirailleurs sénégalais, des zouaves, des hommes jeunes venus mourir pour rien, pour conquérir un isthme dont personne ne se souvient, pour tenir une position en attendant le déluge de feu. Lorsque l’on découvre cette carrière où ces soldats se sont entassés pendant des jours, on se dit les pauvres gens, les pauvres gens, ces poilus qui chantaient la chanson de Craonne !

Adieu la vie, adieu l'amour,

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Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

Le souvenir de ces poilus est une mince flamme, le souvenir de morts absurdes, le souvenir d’une époque où l’on était capable de mourir pour la patrie hélas. Car c’est cela qui a changé depuis un siècle, le nationalisme a beau bien se porter, le nationalisme c’est la guerre, comme le disait Mitterrand, dans plus aucun pays européen une classe d’âge n’accepterait de défendre la caverne du dragon, et c’est tant mieux. C’est cela probablement l’enseignement du chemin des dames : il faut parfois bien du courage pour être lâche.

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Guillaume Erner
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