Manuel Valls lors de la soirée de l'élection présidentielle au Champ de Mars. 24/04/2022
Manuel Valls lors de la soirée de l'élection présidentielle au Champ de Mars. 24/04/2022
Manuel Valls lors de la soirée de l'élection présidentielle au Champ de Mars. 24/04/2022 ©AFP - Ludovic MARIN
Manuel Valls lors de la soirée de l'élection présidentielle au Champ de Mars. 24/04/2022 ©AFP - Ludovic MARIN
Manuel Valls lors de la soirée de l'élection présidentielle au Champ de Mars. 24/04/2022 ©AFP - Ludovic MARIN
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Résumé

La soirée électorale a donné l’occasion de montrer largement Manuel Valls sous le regard des caméras, du plateau de France 2 à la sauterie organisée au Champ de Mars par les macronistes, pour célébrer leur victoire.

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Beaucoup ont eu l’occasion de le dire : omniprésence de Valls, une performance sportive à saluer, je laisserai mes camarades du service politique dire ce que cette prestation leur inspire. Car Manuel Valls a réussi à s’imposer partout où on ne l’attendait pas : il s’est infiltré au Parti Socialiste, France 2 l’a présenté ainsi, obligeant le PS à expliquer que Monsieur Valls n’était plus membre du club, il s’est incrusté à la fête donnée par Emmanuel Macron, obligeant LREM à expliquer que Monsieur Valls ne faisait pas partie de la liste des invités.

Ce faisant, Manuel Valls a montré que la politique était un métier difficile, entre Marie s’infiltre et le personnage de Mumbly qui réussit à être partout où ne l’attend pas. Manuel Valls maîtrise à merveille l’art du Photobomb, la pratique qui consiste à s’inviter sur une photo où l’on n’est pas censé être, invitation qui peut en agacer certains, puisqu’elle consiste bien souvent à ruiner la dite photo. Manuel Valls c’est un peu l’intrus derrière les mariés, le môme qui tire la langue à côté des anciens combattants, le type en short au milieu des smokings.

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Une autre manière d’envisager la politique, la lutte des places au lieu de la lutte des classes : Manuel Valls nous ressemble, c’est un homme qui veut à tout prix en être, le syndrome FOMO, Fear of missing out, la peur de rater une occasion, qu’un événement quelque part puisse se passer sans lui. Il n’y a rien de plus humain que cela, Saint-Simon ne comprenait pas qu’un autre que lui puisse être choisi pour tenir le chandelier devant Louis XIV, et l’on n'imagine pas tous les plateaux de France 2 auxquels Saint-Simon a dû participer pour avoir le droit de porter le chandelier.

La lutte des places est plus importante que la lutte des classes, car il faut tout faire apparaître sur la photo, y être c’est être tout court, c’est s’apercevoir qu’il n’y a pas de réalité : rien n’existe en dehors de ce qui est perçu.

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L'équipe

Guillaume Erner
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