500 millions d’euros de cotons tiges par mois...
500 millions d’euros de cotons tiges par mois...
500 millions d’euros de cotons tiges par mois... ©Getty - Morsa Images
500 millions d’euros de cotons tiges par mois... ©Getty - Morsa Images
500 millions d’euros de cotons tiges par mois... ©Getty - Morsa Images
Publicité
Résumé

Je suis comme vous, je n’ai jamais vu autant de cotons tiges. Car la bête à picots a introduit dans nos vie de nombreux gestes et objets inédits et dans nos narines, moultes cotons tiges pour réaliser force tests.

En savoir plus

En l’espace de quelques semaines, nous sommes devenus les gars de la narine. Jusque là, la narine était une partie de nos corps un peu délaissée. Elle avait plutôt mauvaise réputation, se mettre quelque chose dans le nez c’était plutôt mal vu, comme vous le savez il n’y a pas de drogués heureux, et puis la cocaïne dans le service public on n’a pas les moyens. Certes, quelques junkies du yoga s’exercent depuis des lustres à respirer d’une seule narine alternativement, un exercice dont on ne voyait pas véritablement l’utilité jusqu’à ce que déboulent cette avalanche de cotons tiges rebaptisés pour l’occasion écouvillons.

Nos narines sont devenus extrêmement fréquentées. J’ai lu que la France avait dépensé 10 milliards d’euros pour se tester pour le seul mois de décembre… Vous imaginez 10 milliards en tests ? Je ne connais pas la structure des coûts d’un test, mais cela peut vouloir dire que nous avons acheté pour 500 millions d’euros de cotons tiges. Vous imaginez dans la comptabilité nationale, 500 millions d’euros de cotons tiges par mois, 6 milliards par an ? Si vous on vous avait dit cela il y a quelques mois, vous auriez flairé une carambouille ou un détournement de fond.

Publicité

Donc nous testons, auto-testons, testons les enfants  – le test d’enfant, en pharmacie ou à domicile, devant être à peu l’équivalent de la scène de l’ingestion de l’huile de foie de morue racontée par nos aïeux, aucun enfant n’a envie de se faire tester, et aucun adulte n’a envie de les tester  – et si l’on en croit le protocole sanitaire, beaucoup reste à faire en ce domaine.

Sans compter que ces tests ne sont pas toujours fiables, on vous en a parlé il y a quelques jours, la presse revient sur ce sujet ce matin, et aujourd’hui le problème, comme le disait à peu près Lénine, c’est qui teste les tests. Tout cela pour vous dire que l’on en a plein le nez de ces cotons tiges, et que ça serait pas mal que cesse bientôt cette prise de test.

Références

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production