Après un test antigénique ou PCR dès l'apparition d'un cas positif dans une classe, les élèves doivent se tester également à la maison à J+2 et J+4.
Après un test antigénique ou PCR dès l'apparition d'un cas positif dans une classe, les élèves doivent se tester également à la maison à J+2 et J+4.
Après un test antigénique ou PCR dès l'apparition d'un cas positif dans une classe, les élèves doivent se tester également à la maison à J+2 et J+4. ©AFP - DENIS LOVROVIC
Après un test antigénique ou PCR dès l'apparition d'un cas positif dans une classe, les élèves doivent se tester également à la maison à J+2 et J+4. ©AFP - DENIS LOVROVIC
Après un test antigénique ou PCR dès l'apparition d'un cas positif dans une classe, les élèves doivent se tester également à la maison à J+2 et J+4. ©AFP - DENIS LOVROVIC
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Résumé

J’espère que les miens n’écoutent pas, mais enfin, j’ai l’impression que les enfants, c’est un peu comme le « leggings » ou les chemises au col bicolore : je veux dire c’est passé de mode.

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Et si j’ai cette impression, c’est notamment grâce à ce sondage qui occupe la une du Financial Times aujourd’hui, où l’on demande à des non parturients s’ils envisagent d’avoir un jour des enfants. Eh bien, en l’espace de trois ans, le nombre de non parents qui pourraient envisager de le devenir a baissé de presque 10 points, 44 % de non parents ne veulent jamais le devenir contre 37 % trois ans auparavant. Trois ans, c’est peu à l’échelle de l’histoire de l’humanité, même si dans ces trois ans se trouve lové un an de pandémie – or un an de pandémie dans une vie de parent, c’est un peu comme pour les chiens, ça en vaut sept. 

Je me dis, par exemple, que si d’aventure cette pandémie durait trois ans, chaque parent aura l’impression d’élever des mômes depuis une bonne vingtaine d’année, il suffit de vouloir suivre le protocole sanitaire pour comprendre que l’on n’y comprend rien, et que Sisyphe avait un petit job à mi-temps peinard comparé à celui de parent par temps d’omicron. 

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L’univers de tous les parents est rempli de masques, de cas contacts, d’écouvillons, je sors de l’école, je rentre de l’école, la maîtresse est positive, Gabriel a le Covid, mais oui Gabriel tu sais mon ami qui est venu prendre le goûter hier, y a plus foot, qui vient me chercher, bref le Covid dans les familles, c’est la réunion subtile du concours de l’ENA et de la retraite de Russie. 

Tout cela évidemment donne à la limite plus envie d’adopter des Pangolins plutôt que d’avoir des enfants : à quoi bon des enfants dans ce monde là, la parentalité devenant une forme subtile de sadomasochisme, masochisme pour soi, sadisme pour les enfants putatifs. Dans ces conditions, il ne faudrait pas s’étonner que la natalité soit en chute libre, rien ne la favorise vraiment, de la fermeture des boîtes de nuits pour prévenir les rencontres à la transformation des moments de convivialité en apéro zoom, 69 c’était une année comme vous savez, 22 l’est quand même largement moins. Bref, avant c’était l’enfance de l’art, maintenant nous sommes passés à l’art de ne plus vouloir d’enfants.

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Guillaume Erner
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