Un feuille de papier froissée portant la mention "fake news"
Un feuille de papier froissée portant la mention "fake news" ©Getty - Karl Tapales
Un feuille de papier froissée portant la mention "fake news" ©Getty - Karl Tapales
Un feuille de papier froissée portant la mention "fake news" ©Getty - Karl Tapales
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Le gouvernement présentait cette semaine son projet de loi contre la manipulation de l’information.

Avec
  • Divina Frau-Meigs Professeur en sciences de l’information et de la communication et sociologue des médias
  • Romain Badouard Maître de conférences et chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris II Panthéon-Assas

Si, après les manipulations russes et les propagations de fausses nouvelles observées pendant les campagnes électorales ayant mené au Brexit et à l’élection de Donald Trump, personne n’ignore les dangers qu’il y aurait à laisser se développer ce phénomène sans réagir, chacun pressent également les dérives potentielles auxquelles pourraient mener un possible droit de censure judiciaire sur internet. 

Entre des plateformes numériques qui clament pouvoir s’autoréguler mais dont la sincérité a déjà été maintes fois remise en doute, des gouvernements volontaristes dont l’impuissance juridique le dispute parfois à la maladresse politique, et des associations spécialisées qui craignent que l’esprit de liberté qui définit internet depuis sa création ne soit remis en cause, le chemin pour trouver le juste équilibre semble étroit. La vérité sort-elle toujours de la bouche des législateurs ?

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