Photo prise à la Sorbonne le 18 mai 1968 d'un graffiti proclamant "Défense d'interdire" pendant les événements de mai-juin 1968.
Photo prise à la Sorbonne le 18 mai 1968 d'un graffiti proclamant "Défense d'interdire" pendant les événements de mai-juin 1968. ©AFP - AFP
Photo prise à la Sorbonne le 18 mai 1968 d'un graffiti proclamant "Défense d'interdire" pendant les événements de mai-juin 1968. ©AFP - AFP
Photo prise à la Sorbonne le 18 mai 1968 d'un graffiti proclamant "Défense d'interdire" pendant les événements de mai-juin 1968. ©AFP - AFP
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Alors qu’une partie de la France s’apprête à fêter les 50 ans de Mai 68, la question de son héritage reste en débat mais, plus encore, sa nature même semble encore indéfinie.

Avec
  • Pierre Manent Philosophe, historien et directeur d’études honoraire à l’EHESS

Le mouvement étudiant et ouvrier doit-il être considéré comme le dernier sursaut français des utopies collectives ou, au contraire, comme la rampe de lancement d’une société tournée toute entière vers la souveraineté individuelle ? 

Si la question reste en suspens, c’est peut-être parce que Mai 68 et ses idées sont un processus toujours en cours. A en croire les grands débats qui agitent la conversation politique française depuis dix ans, du Mariage pour Tous à la PMA en passant l’euthanasie et la GPA, on pourrait même croire que la France est toujours en train d’interdire l’interdit. Quelles sont les conséquences de cette société ou chacun cherche son droit ?

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