Le 18 août 2017, des unes de journaux espagnols nationaux, régionaux et sportifs dédiées à l'attaque de Barcelone.
Le 18 août 2017, des unes de journaux espagnols nationaux, régionaux et sportifs dédiées à l'attaque de Barcelone.  ©AFP - GABRIEL BOUYS / AFP
Le 18 août 2017, des unes de journaux espagnols nationaux, régionaux et sportifs dédiées à l'attaque de Barcelone. ©AFP - GABRIEL BOUYS / AFP
Le 18 août 2017, des unes de journaux espagnols nationaux, régionaux et sportifs dédiées à l'attaque de Barcelone. ©AFP - GABRIEL BOUYS / AFP
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Le double attentat en Catalogne pose de nouveau la question du traitement de l'information en temps réel lorsqu'un événement est encore en cours.

Avec
  • Pascal Froissart Pascal Froissart (par téléphone), enseignant-chercheur en communication à l’université Paris 8, auteur de « La rumeur : histoire et fantasmes » (Belin)
  • Silvia Ayuso Correspondante à Paris pour El Pais
  • Benoît Pellistrandi historien, spécialiste de l’Espagne contemporaine, professeur en classes préparatoires au Lycée Condorcet à Paris
  • Laurent Guimier journaliste, homme de radio, ancien directeur de franceinfo et d'Europe 1

Jeudi 17 août, en fin de journée, une fourgonnette percute la foule sur la place de la Catalogne à Barcelone, faisant au moins 13 morts et une centaine de blessés. Vendredi matin à une centaine de kilomètres dans la ville de Cambrils, une voiture fonce sur la foule.

L'attentat de Barcelone a été revendiqué par l'organe de propagande de l'Etat islamique : Amaq. Trois suspects ont été arrêtés et les cinq occupants de la voiture à Cambrils tués. A cette heure, le conducteur de la fourgonnette demeure toujours en fuite.

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Très vite après le premier attentat, des sources policières relayées par des médias espagnols et français ont parlé "d'un suspect retranché dans un bar" et "d'une prise d'otage probable". Cette information a été démentie par les autorités régionales ajoutant que personne n'était "retranchée dans un bar".

Face à ce genre d'événements, il y a le risque de l'emballement, de la diffusion de fausses informations et la difficulté d'accéder à des faits concrets. Dès lors, comment mieux informer en temps de terrorisme voire en temps de guerre ?

"Les médias sont en attente d'informations factuelles. On a vécu nous, médias français, des difficultés dans la gestion médiatique et institutionnelle de certains attentats pour accéder à de l'information." Laurent Guimier.

"J'ai été frappé par la réactivité des médias et aussi une volonté d'aller immédiatement au delà de l'événement alors que l'événement est encore en cours. Et cela pose une difficulté car les temps de l'analyse ne sont pas les mêmes." Benoît Pellistrandi.

"Il y a toujours eu de fausses et de bonnes informations, c'est précisément le métier du journaliste de faire le tri entre les deux" Pascal Froissart.

Nous recevons Pascal Froissart, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris VIII et auteur notamment de La rumeur (2010, Belin); Laurent Guimier, directeur délégué aux antennes et aux contenus et membre du Comité exécutif de radio France; Benoît Pellistrandi, historien et Professeur de Chaire Supérieure au Lycée Condorcet de Paris et Silvia Ayuso, correspondante à Paris pour El Pais.

L'équipe

Lucas Menget
Production
Chloé Leblond
Collaboration
Nicolas Berger
Réalisation
Laure Mercier
Collaboration
Léa Mormin-Chauvac
Collaboration
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Collaboration
Marianne Chassort
Collaboration
Oriane Delacroix
Collaboration
Milena Aellig
Réalisation
Violette Voldoire
Collaboration
Caroline Pomès
Collaboration
Dani Legras
Collaboration