. ©AFP - Abdulhamid Hosbas / Anadolu Agency ABDULHAMID HOSBAS / ANADOLU AGENCY
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Résumé

Alors que la planète subit cet été de longs épisodes d'une canicule intense et généralisée, la question du changement climatique se pose de manière accrue. Si une transition écologique apparaît indispensable, celle-ci est-elle vraiment possible ?

avec :

Hervé Le Treut (Physicien et climatologue, directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace, membre de l’Académie des Sciences, professeur à Sorbonne Université et à l’Ecole Polytechnique.).

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Dans une étude publiée ce lundi, des chercheurs internationaux annoncent un point de rupture dans le changement climatique : le réchauffement est tel qu'il entraîne un effet domino, sans retour en arrière possible.

Selon un rapport annuel publié le 1er août par l’Agence nationale américaine océanique et atmosphérique, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse en 2017, après 3 ans de stagnation. L'étude démontre aussi que 2017 a été une année noire pour le climat en général. 

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Alors que la planète subit cet été de longs épisodes d'une canicule intense et généralisée, la question du changement climatique se pose de manière accrue. Si une transition écologique apparaît indispensable, celle-ci est-elle vraiment possible ?

Julie Gacon reçoit Hervé Le Treut, climatologue, professeur à Sorbonne Université et à l’Ecole polytechnique, directeur de l’institut Pierre Simon-Laplace et membre de l’Académie des Sciences. 

Il a dirigé une équipe de travail de scientifiques, qui vient de réaliser un rapport sur la question de l’anticipation des changements climatiques au niveau régional, à partir de l’étude du territoire de la Nouvelle Aquitaine.  

Hervé Le Treut : Dans les crises de canicule il se passe deux choses : l’effet du réchauffement graduel de la planète, associé aux gaz à effets de serre qui font une chape invisible qui petit à petit empêche la planète de se refroidir. Et cela se superpose au réchauffement naturel.

La tendance des gaz à effets de serre est très difficile à inverser car l'économie mondiale est très influencée par les énergies fossiles. 80% de l'énergie mondiale est produite par le pétrole, le charbon ou le gaz naturel. Les éoliennes et le solaire n'en représentent que 1% de l'énergie produite. 

La part des différents types d’énergie n’a pas beaucoup changé en 40 ans, or an a multiplié par 2 l’énergie produite. Il y a quand même des progrès, mais on est très loin de ce qu’il faudrait, avec une planète qui n’attend pas.

On a tendance a répéter des discours d'alerte mais les problèmes évoluent. La dette climatique est beaucoup plus grande qu'il y a 20 ans. On a émis depuis  beaucoup de gaz à effets de serre qui sont dans l’atmosphère et qui vont y rester. On engage le futur à chaque fois plus."

Extrait de l'émission en vidéo :

Retrouvez ici la deuxième partie de cet entretien

Références

L'équipe

Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Olivia Gesbert
Production
Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Cédric Fuentes
Collaboration
Charles Thibout
Collaboration
Benjamin Hû
Réalisation
Léa Capuano
Collaboration
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Collaboration
Milena Aellig
Réalisation
Cosima Mezidi Alem
Collaboration
Marine Beccarelli
Collaboration