Une pancarte alertant sur la présence de poison -en avril 2017 à Khan Cheikhoun, où le régime syrien est présumé avoir mené une attaque chimique.
Une pancarte alertant sur la présence de poison -en avril 2017 à Khan Cheikhoun, où le régime syrien est présumé avoir mené une attaque chimique. ©AFP - Ogun Duru / ANADOLU AGENCY
Une pancarte alertant sur la présence de poison -en avril 2017 à Khan Cheikhoun, où le régime syrien est présumé avoir mené une attaque chimique. ©AFP - Ogun Duru / ANADOLU AGENCY
Une pancarte alertant sur la présence de poison -en avril 2017 à Khan Cheikhoun, où le régime syrien est présumé avoir mené une attaque chimique. ©AFP - Ogun Duru / ANADOLU AGENCY
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Après six ans de conflit, la justice internationale est toujours incapable de juger les auteurs de crimes de guerre commis en Syrie.

Avec
  • Garance Le Caisne journaliste indépendante
  • Clémence Bectarte avocate, coordinatrice du groupe d'action judiciaire de la FIDH et co-présidente de la coalition française pour la CPI

Le traité de Rome, qui a fondé la Cour Pénale Internationale, n’a pas été ratifié par Damas, qui ne reconnaît pas non plus sa compétence. La seule solution pour juger au niveau international les crimes de guerre commis depuis le début du conflit serait une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Mais le régime syrien est protégé par son allié russe, qui oppose systématiquement son veto à toute résolution de l’ONU allant dans ce sens. La justice internationale étant de facto paralysée, le droit devra être dit par des juridictions nationales.

Car les preuves ne manquent pas: en six ans de conflit, de nombreux Syriens ont appris à récolter des preuves viables, permettant de localiser et quantifier de manière précise les exactions commises par le régime en premier lieu. C’est ce qu’a accompli “César”, cet ancien photographe de la police militaire, qui a exfiltré pendant deux ans les photos de détenus morts de torture et malnutrition dans les geôles de Bachar al-Assad. En risquant sa vie quotidiennement, a-t-il permis que la justice soit un jour rendue?

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Il faut que les auteurs de crimes de guerre soient jugés. Le conflit ne pourra être résolu de manière pérenne tant que les responsabilités ne seront pas dites. L’impunité ne peut être la clé de la résolution de cette guerre. Voilà ce qu’affirment nos invitées, Garance Le Caisne, journaliste, auteure du livre “Opération César. Au coeur de la machine de mort syrienne” (éditions Stock), et Clémence Bectarte, avocate à la Fédération internationale des droits de l’homme.

L'équipe

Lucas Menget
Production
Chloé Leblond
Collaboration
Nicolas Berger
Réalisation
Laure Mercier
Collaboration
Léa Mormin-Chauvac
Collaboration
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Collaboration
Marianne Chassort
Collaboration
Oriane Delacroix
Collaboration
Milena Aellig
Réalisation
Violette Voldoire
Collaboration
Caroline Pomès
Collaboration
Dani Legras
Collaboration