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*Mercredi, la une du journal Libération * mettait en avant l’appel lancé au gouvernement par des centaines d’artistes et personnalités publiques, pour réagir au drame sanitaire qui touche les réfugiés de la jungle de Calais. Cet « appel des 800 » enjoint l’Etat à prendre enfin en considération ce camp de fortune dans lequel s’entasse des réfugiés chaque jours plus nombreux. En réaction à cet appel, Bernard Cazeneuve s’est rendu mercredi à Calais. Dans le discours prononcé ce jour-là par le ministre de l’Intérieur deux choses se détachent : une proposition faite pour mettre à l’abri un plus grands nombre de femmes et d’enfants réfugiés dans la « jungle de Calais » d’ici la fin de semaine, et un renforcement immédiat des effectifs de forces de l’ordre sur place. Alors qu’une majorité de réfugiés sont des hommes et que les conditions de vie et d’accueil des réfugiés sur place sont « épouvantables », pour citer le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, l’Etat ferait-il mieux de revoir les priorités de son plan d’action concernant cette « jungle » ?

Les impératifs de sécurité sont-ils incompatibles avec une amélioration des conditions sanitaires et humanitaires d’accueil même temporaire des réfugiés ?

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Hier, une annonce de l’OFPRA affirmait que l’Allemagne attend 1 million de réfugiés pour 2015, là où la France devrait enregistrer une hausse "modérée" de la demande d'asile cette année, au vu de la progression de 8% notée au cours des neuf premiers mois.

Faut-il alors tempérer toutes les annonces de chiffres et minimiser les effets démographiques de la situation migratoire actuelle ?

La « submersion » migratoire annoncée à grands cris par l’extrême droite ne serait-elle en France qu’une simple vague comme on en a connu de nombreuses par le passé ?

Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve et la maire de Calais Natacha Bouchart à Calais le 21 octobre 2015
Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve et la maire de Calais Natacha Bouchart à Calais le 21 octobre 2015

Guillaume Erner reçoit François Héran , directeur de recherche à l’INED (Institut National d'Etudes démographiques).

Il sera rejoint en deuxième partie par Pascale Ferran , réalisatrice, à l’origine de l’appel de Calais ainsi que Mady Denantes , médecin de la maison de santé pluriprofessionnelle de Pyrénées Belleville à Paris, bénévole pour Médecins du Monde. Elle a travaillé auprès des réfugiés de la « jungle de Calais ».

Pour écouter la deuxième partie, c'est ici.

La Revue des Matins La revue de presse par Nicolas Martin : Des paroles et des actes

[La revue musicale de Matthieu Conquet : Tatiana Zelikman et Vladimir Tropp : une école russe ](Tatiana Zelikman et Vladimir Tropp : une école russe )

La revue des images de Hélène Delye : Chronique de la vie rurale, en CinemaScope

La séquence des partenaires : la chronique de François Vey, en partenariat avec Le Parisien

Références

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
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Production
Benjamin Hû
Réalisation