Emma Lavigne, historienne de l'art et présidente du Palais de Tokyo
Emma Lavigne, historienne de l'art et présidente du Palais de Tokyo
Emma Lavigne, historienne de l'art et présidente du Palais de Tokyo - Emmanuelle Marchadour
Emma Lavigne, historienne de l'art et présidente du Palais de Tokyo - Emmanuelle Marchadour
Emma Lavigne, historienne de l'art et présidente du Palais de Tokyo - Emmanuelle Marchadour
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Résumé

Emma Lavigne, historienne de l'art et présidente du Palais de Tokyo qui rouvre ce samedi avec une carte blanche à l’artiste plasticienne allemande Anne Imhof, « Natures mortes ».

avec :

Emma Lavigne (Historienne de l'art, directrice générale de la Collection Pinault, ancienne directrice du Palais de Tokyo et du Centre Pompidou-Metz).

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La réouverture et après ? Emma Lavigne, présidente du Palais de Tokyo a été nommée en août 2019 : autant dire que l'historienne de l'art, précédemment présidente du Centre Pompidou Metz, a été contrainte de s'adapter, d'imaginer des solutions. Alors que le Palais de Tokyo rouvre ses portes ce samedi avec une carte blanche à l’artiste plasticienne allemande Anne Imhof, « Natures mortes », Emma Lavigne est notre invitée ce matin.  

J'ai une grande grande émotion en ce jour de réouverture. C'est comme si c'était la première fois que j'ouvrais une exposition : il y a une excitation, un espoir immense de retrouver cette relation essentielle que l'on partage avec notre public. De retrouver aussi, j'espère, des étincelles dans les yeux des gens, de comprendre qu'à eux aussi, la culture a manqué. Je pense que nos vies ont été tellement cadenassées : l'horodatage au Palais de Tokyo est donc possible, mais je crois aussi beaucoup à quelque chose de l'ordre d'une promenade dans la ville, à la rencontre des projets culturels que Paris peut offrir aux visiteurs.

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En cette réouverture, le Palais de Tokyo accueille une carte blanche à l’artiste plasticienne allemande Anne Imhof, « Natures mortes ».

Nous sommes à l'intérieur d'un espace immense, comme un paysage urbain. C'est une expérience où les images rentrent en collision, court-circuitent les sons. Anne Imhof a inscrit dans cet espace un labyrinthe de verre, qui reflète à l'infini notre reflet et qui se mélange aux œuvres : des vidéos, des peintures, des couchers de soleil renversés, des dessins de corps... On peut dire que l'exposition est un sismographe, finalement, de ce que c'est qu'est l'art contemporain, comme une nouvelle forme qui, par son ouverture, permet au visiteur de créer son propre parcours

Emma Lavigne est à l'initiative d'une lettre ouverte adressée au ministère de la Culture plaidant pour la réouverture des musées, des centres d'art, des FRAC dans laquelle elle exprime notamment qu'"au même titre que la santé, l'art participe à soigner l'âme humaine"

J'ai l'impression qu'il y a beaucoup d'institutions qui s'intéressent à la question du "care", du soin. Le métier de conservateur, par exemple, est de prendre soin des oeuvres. On se rend compte que la définition même du musée est en train d'être redéfinie. Il y a des réflexions qui ont lieu au Conseil national des musées, où il existe par ailleurs d'importants débats. On se rend compte, par exemple, qu'on ne peut plus séparer l'œuvre d'art d'un contexte culturel, humain, politique. 

Pour aller plus loin : 

Le Choix musical d'Emma Lavigne 

  • Medusa's song
Références

L'équipe

Stéphanie Villeneuve
Production déléguée