Le musicien Francesco Tristano.
Le musicien Francesco Tristano.
Le musicien Francesco Tristano.  - Ryuya Amao
Le musicien Francesco Tristano. - Ryuya Amao
Le musicien Francesco Tristano. - Ryuya Amao
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Résumé

Le pianiste Francesco Tristano enregistre ces jours-ci à la Scala un nouvel album, "On early music" (Sony)

avec :

Francesco Tristano.

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Les salles de concert sont fermées au public, mais elles ne sont pas vides pour autant. Il y a des corps qui bougent, des voix qui sonnent, des notes qui résonnent dans les salles de spectacles et de concerts comme ce soir, au piano, à la Scala, à Paris : le piano de Francesco Tristano, qui enregistre ces jours-ci son nouvel album "On early music", qui sortira chez Sony. Le concert sera à suivre sur le site de Scala et sa chaîne YouTube à 20 heures 30. Girolamo Frescobaldi, Jean-Sébastien Bach, Orlando Guibbons, John Bull au programme, ainsi que des compositions de Francesco Tristano, qui, depuis toujours, fait le pont entre la musique baroque et l'électro et la techno, depuis sa formation à la Julliard School, à New York, il y a une vingtaine d'années.

J'aime bien considérer mes enregistrements comme une sorte de suite de travaux, réalisés en intimité entre l'ingénieur son, les micros, l'acoustique. C'est vraiment une espèce de parchemin de ce qu'on a fait dans la vie. Et quand on regarde les pianistes du passé, ou même les artistes rock ou jazz, ce qui reste, ce sont les enregistrements. Si on les a vus en live, c'est magnifique parce que ce sont des moments inoubliables. Mais ces enregistrements sont le parchemin d'un artiste qui va au-delà de la chronologie : ils restent. 

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_L_e piano, c'est une machine. C'est une espèce de proto-synthétiseur. On peut en sortir toutes sortes de sons. Il peut chanter, c'est un instrument qui peut imiter la voix. Le piano a une tessiture tellement grande qu'il peut pratiquement jouer tous les instruments de l'orchestre. C'est la richesse de cette machine, qui fait aussi que, lorsque le piano a débarqué sur la scène en 1740, la plupart des compositeurs disaient : "Mais qu'est ce que c'est que ça ? On ne sait pas gérer cet instrument. C'est une bête indomptable." Je pense que même Bach n'était pas fan. Sans doute, les premiers pianos n'étaient pas non plus, logiquement, à la hauteur. Finalement, le piano, n'a pas bougé depuis une centaine d'années. 

_L_e piano, finalement, reste mon instrument préféré, mon fidèle compagnon. Surtout pendant la pandémie, c'est vraiment le piano qui m'a accompagné : beaucoup la musique de Bach, et aussi ce répertoire de musique ancienne. J'ai envie de continuer avec Bach, mais là, je commence à avoir vraiment envie, aussi, de refaire de la techno. Cela fait un an que les clubs sont fermés. Il n'y a plus de festivals techno, il n'y a plus rien, et ce sera le cas pendant très longtemps. Je pense que l'ouverture des salles va se faire avant l'ouverture des clubs. C'est une évidence : pour sa vie intérieure riche et surtout production, il faut continuer à créer, continuer à produire de la musique. 

Pour aller plus loin : 

Le choix musical de Francesco Tristano : 

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Références

L'équipe

Roxane Poulain
Collaboration
Stéphanie Villeneuve
Production déléguée