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. ©AFP - Bryan R. Smith
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Dans la guerre qui oppose Kiev à Moscou, certains pays choisissent leur camp. D’autres, le plus souvent des pays du Sud global, préfèrent ne pas prendre parti. Assiste-t-on à un retour du mouvement des non-alignés ?

Avec Florian Louis, historien des relations internationales, auteur de la revue Le Grand Continent, coauteur de l’Histoire mondiale du XXe siècle (à paraître aux PUF), et Gilles Gressani, directeur de la revue Le Grand Continent, enseignant à Sciences Po.

Lors de cette 77e Assemblée générale de l’ONU, le président français Emmanuel Macron a appelé les pays "neutres" à choisir leur camp au sujet de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

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Depuis le déclenchement de la guerre, de nombreux pays, le plus souvent des pays du Sud, s’abstiennent d’adopter des positions tranchées.

En mars 2022, l’Assemblée générale de l’ONU votait une première résolution demandant à la Russie de retirer ses forces d’Ukraine. 35 pays s’abstiennent de voter pour ou contre cette résolution. 35 pays, et pas n’importe lesquels : des pays importants par leur taille, leur démographie, mais aussi par la place qu’ils occupent dans le concert des nations : l’Afrique du Sud, l’Inde, la Chine… En avril, lors d’un nouveau vote, sur une résolution proposant d’exclure la Russie du Conseil des droits de l’homme, le bloc des "neutres" grossit. Ils sont 58 à s’abstenir, pour beaucoup en Afrique.

Pourquoi ces pays s’abstiennent ? Ont-ils, pour certains, le luxe même de choisir un camp et de risquer de se brouiller avec Moscou ou Washington, de se voir fermer des opportunités économiques ?

Pour certains, ne pas s’aligner sur un camp est une source d’opportunités. D’autres préfèrent ne pas se ranger trop hâtivement derrière un Occident politique et se méfient d’une sorte de deux poids deux mesures dans le respect des règles internationales.

Les motivations et les postures des dirigeants turcs, indiens, chinois… Ne sont pas parfaitement similaires et si un bloc non-aligné se dessine à l’international, ce n’est pas un courant homogène et guidé par une doctrine, comme l’était le mouvement tiers-mondiste à l’époque de la Guerre froide.

L'équipe

Quentin Lafay
Quentin Lafay
Quentin Lafay
Production
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Production déléguée
June Loper
Réalisation
Jules Crétois
Collaboration