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. ©AFP - Ed JONES
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Margaux Benn, journaliste franco-canadienne, reporter au Figaro est lauréate du prix Albert Londres. Elle raconte pourquoi, et comment, elle a couvert le conflit en Ukraine, la manière de renouveler ses angles et son art du récit.

Avec
  • Margaux Benn Journaliste, lauréate du prix Albert Londres de la presse écrite

Le jury du prix Albert Londres a salué la tendresse du regard posé de ceux qui sont au front en Ukraine dans les articles de Margaux Benn. Comment cette dernière s'est employée à traiter de ce conflit ?

L'empathie en bandoulière

La journaliste nous raconte notamment l'art de s'attacher aux petits détails, et de s'attarder aux vies des gens qu'elle rencontre, comme de vieilles dames qui vivent dans des abris avec leurs chats. "Je considère que la qualité principale d'un journaliste doit être l'empathie", souligne-t-elle. Sa méthode pourrait se résumer ainsi : " Rentrer dans le sujet par la petite porte ".

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Savoir s'adapter

Margaux Benn a travaillé au Soudan, au Kenya, en Centrafrique, à Chypre... Des terrains très différents, certains traversés par des conflits violents. Elle éclaire : "Quand on traverse des pays très différents, où on appréhende les choses de manière très différentes, le meilleur moyen de s'emparer de ses sujets, c'est de ne pas trop intellectualiser les choses, de s'adapter et d'aborder les choses de manière très immédiates, avec un regard presque d'enfant, de découverte".

Un conflit particulier

À travers un reportage sur des Tchétchènes engagés auprès de l'Ukraine, Margaux Benn a voulu éclairer le conflit en Ukraine sous un nouveau jour. Celui d'un conflit qui concerne tout l'ancien espace soviétique. Selon un chef tchétchène rencontré dans la périphérie de Kiev, son engagement renvoie à une résistance à l'égard de minorités et de peuples qui se sentent agressés par Moscou : Ukrainiens, Daghestanais, Géorgiens...

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