La fusée Artemis I Moon de la NASA, à Cap Canaveral (Floride), le 15 juin 2022 ©AFP - Eva Marie UZCATEGUI
La fusée Artemis I Moon de la NASA, à Cap Canaveral (Floride), le 15 juin 2022 ©AFP - Eva Marie UZCATEGUI
La fusée Artemis I Moon de la NASA, à Cap Canaveral (Floride), le 15 juin 2022 ©AFP - Eva Marie UZCATEGUI
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Résumé

Une cinquantaine d'années après la Mission Apollo 11, la communauté scientifique semble retrouver un certain engouement pour les missions lunaires. Que reste-t-il à explorer sur la Lune ?

avec :

Jean-Baptiste Desbois (Directeur de la Cité de l'Espace, musée scientifique à Toulouse), Francis Rocard (Astrophysicien, responsable des programmes d'exploration du système solaire au CNES).

En savoir plus

Retour sur la Lune après le programme Apollo

Après la dernière mission habitée sur le satellite en 1972, la Lune redevient un objectif clé des programmes spatiaux. Notamment avec le décollage de la Fusée Artémis, programmé le 29 août 2022 par l'agence spatiale américaine.

Pour Jean-Baptiste Desbois, directeur général de la cité des sciences, comme pour Apollo, l’enjeu géopolitique est moteur dans la relance des missions d’exploration spatiale, à l’image de "Donald Trump qui dit, il y a quelques années 'nous replanterons un drapeau sur la Lune' parce qu’il voyait les Chinois qui progressaient énormément en termes de spatial. On a vu leur réussite extraordinaire sur les missions martiennes. Premières missions martiennes, premières réussites, c’est assez extraordinaire. Même s’ils sont quand même en retard par rapport aux Américains. Donc on retrouve quand même malgré tout cette dimension-là."

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1h 00

Une première étape vers Mars

Ce regain d'intérêt pour la Lune est surtout du à un autre objectif dans le viseur des agences spatiales : Mars.  Selon  l’astrophysicien Francis Rocard « Ça fait plusieurs années que la NASA a décidé de passer par la Lune pour aller sur Mars. Ce n'est pas une décision simple, ça a été une décision mûrement réfléchie. Il s'agit de préparer les véhicules, les technologies qui seront nécessaires plus tard, dans les années 2030-2040, pour envoyer un équipage vers Mars. Donc ce n'est pas la Lune pour la Lune, c'est la Lune pour Mars. »

58 min

Mais avant Mars, la Lune reste présente dans les imaginaires pour Jean-Baptiste Desbois « Mars n'a pas forcément remplacé la vue sur la Lune. La Lune, c'est aussi notre compagnon de tous les jours, pour l'humanité. […] Que les auditeurs s'interrogent : est-ce qu'ils sont capables de repérer Mars dans le ciel à l'horizon visible ? Par contre, je pense que vous arrivez à voir la Lune tous les soirs, quand elle est à l'horizon visible […] La Lune est vraiment ce compagnon de route, en plus du fait qu’elle stabilise l'axe de la terre, le climat, etc. »

Références

L'équipe

Jean Leymarie
Jean Leymarie
Jean Leymarie
Production
Cyril Marchan
Production déléguée
Léa Sabourin
Production déléguée
Audrey Dugast
Collaboration
Manon de La Selle
Collaboration
Fanny Imbert
Collaboration
Félicie Faugère
Réalisation
Max Schneider
Collaboration
Alexandre Choquet
Collaboration