Romy Schneider en 1964
Romy Schneider en 1964 - Will McBride / Shawn McBride
Romy Schneider en 1964 - Will McBride / Shawn McBride
Romy Schneider en 1964 - Will McBride / Shawn McBride
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Quatre décennies après sa mort, on célèbre la mémoire et le talent de Romy Schneider, à travers l'exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque française, jusqu’au 31 juillet. Encore quelques semaines pour voir ces archives qui retracent sa carrière et sa vie d’actrice.

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Nous vous emmenons aujourd'hui dans les coins et recoins de la carrière de Romy Schneider, à laquelle la Cinémathèque consacre une exposition, jusqu'au 31 juillet prochain. Pour en parler, nous recevons Clémentine Deroudille, commissaire de l'exposition et le romancier Nicolas Mathieu.

Bien loin de rester bloquée dans le rôle de l’Impératrice Sissi pour lequel nous sommes nombreux à la connaître - ou plus tard dans celui d’icône de beauté, ou encore dans l’image d’une femme victime d’un destin personnel tragique, cette exposition nous présente sous un jour nouveau tous les reliefs de sa vie d’actrice, et son travail acharné pour mener sa carrière ou elle le voulait.

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Pour Nicolas Mathieu, Romy Scheiner incarne d'abord "une certaine idée de la femme française. ça peut paraitre paradoxal parce qu’elle est Autrichienne au départ et aussi parce que ça date des années 70 et ça pourrait paraître un peu suranné… Or il me semble que ça n’a pas pris une ride, qu’elle représente une femme française à la fois libre, vaillante, puissamment sensuelle, mais qui n’est jamais un objet, qui mène de front son travail, son intimité, qui ose aimer deux homes comme dans César et Rosalie. […] Elle suit les mouvements de son cœur, mais sans jamais être une victime. Mais surtout Romy Schneider pour moi, par sa beauté, sa bouche, sa chevelure, ce type particulier d’élégance, peut-être l’espièglerie aussi qu’on voit dans son œil qui est si désarmante,, sa manière de manifester sa joie et la forme génie qu’elle semble mettre à vivre et en même temps ce tremblement intérieur, la fragilité qui passe dans son regard."

"Elle était une star mais elle a toujours refusé de l'être, souligne Clémentine Deroudille. Le sous-titre de l’exposition c’est « l’invention de la femme moderne », et c’était vraiment ça mon ambition. En découvrant le travail de Romy Schneider, j’ai découvert une femme totalement différente que celle que j’avais pu imaginer. C’est elle qui est allée chercher tous les plus grands réalisateurs, Il y a plein de films dont on ne parle pas. On sait peu qu’elle a tourné avec Wells, que son premier film en France était avec Alain Cavalier, que son histoire avec Alain Delon était bien plus romanesque. Et d’ailleurs Romy Schneider a passé sa vie à aller chercher des êtres d’exception, pour devenir cette espèce d’actrice idéale. Tous les réalisateurs voulaient tourner avec elle parce que c’était une pate à modeler, c’est-à-dire qu’elle se livrait totalement au réalisateur pour être dans un jeu unique, totalement.

A noter aussi que la plateforme Netflix qui est partenaire de l’exposition, propose en ce moment dans son catalogue 9 films avec Romy Schneider : La piscine, Les choses de la vie, César et Rosalie,  Max et les ferrailleurs, L’important c’est d’aimer, Christine, Le procès, Une femme à sa fenêtre  et  Plein soleil.

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Bertille Bourdon
Collaboration
Tom Umbdenstock
Collaboration
Sarah Masson
Production déléguée
Alexandre Choquet
Collaboration
Vivien Demeyère
Réalisation
Anne-Claire Bazin
Production déléguée
Élodie Piel
Collaboration