Mathieu Simonet milite pour que les nuages soient reconnus comme un bien commun. ©Maxppp - Jérôme PANCONI / owngarden
Mathieu Simonet milite pour que les nuages soient reconnus comme un bien commun. ©Maxppp - Jérôme PANCONI / owngarden
Mathieu Simonet milite pour que les nuages soient reconnus comme un bien commun. ©Maxppp - Jérôme PANCONI / owngarden
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Résumé

L'écrivain et ancien avocat Mathieu Simonet, qui, dans une démarche à la fois artistique et politique, oeuvre à la création d'un statut juridique des nuages et l'institution d'une "journée internationale des nuages" le 29 mars.

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Premier invité un écrivain qui fut avocat pendant vingt ans, et dont la particularité est d’organiser des «autobiographies collectives » pour créer des liens entre des personnes qui n’avaient pas vocation à se rencontrer : une visite dans un musée où chacun devait tenir la main à un inconnu, des échanges de secrets entre des élèves d’établissements scolaires situés à cinq cents kilomètres les uns des autres, des rêves de détenus lus à l’extérieur de la prison, des cartes postales de trois cents habitants de Clichy-sous-Bois envoyées à l’autre bout du monde. Sa nouvelle lubie, c’est les nuages. Mardi prochain 29 mars, il a l’intention de proposer à des centaines d’enfants et d’adolescents de Saint-Soupplets (Seine-et-Marne) une « performance littéraire collective » afin de demander à l’ONU la création d’un statut juridique des nuages.

"Le 29 mars, nous proposons à plus de 600 enfants et adolescents de la commune de Saint-Soupplets de s'allonger sur l'herbe du terrain de foot de la commune. Ces enfants et adolescents vont observer les nuages et écrire sur des bristols ce qu'ils voient. Cela sera un remake de pétitions, parce que l'objectif de cette performance littéraire collective, c'est de pousser l'ONU à mettre en place un statut juridique pour le nuage. L'idée est de faire un pont entre geste politique et geste artistique", explique Mathieu Simonet.

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L'intérêt de l'écrivain pour les nuages trouve son origine dans le travail de l'artiste Monsieur Moo et de sa performance Paparuda. "Monsieur Moo a découvert cette histoire, qui aurait eu lieu dans les années 40, selon laquelle les Etats-Unis aurait fait pleuvoir un nuage qui se dirigeait vers le Canada. Car on peut, en introduisant de l'iodure d'argent dans un nuage, faire pleuvoir le nuage de manière prématurée. L'artiste s'est dit qu'il allait rétablir l'équité dans le ciel. Il a donc rendu 60 ans après le nuage ""volé"".

L'ancien avocat s'est donc demandé à qui appartenaient ces nuages. "En droit international, ils n'appartiennent à personne. La conséquence, c'est que chaque Etat peut faire ce qu'il souhaite sur les nuages, ce qui pose plusieurs problème".

"De manière très concrète, lorsqu'on ensemence les nuages aujourd'hui, on ne pense pas à l'impact que cela peut avoir sur les nuages, sur l'écosystème ou les générations futures". L'idée est donc de demander à l'ONU d'encadrer ces pratiques, de protéger les nuages. Et chacun est invité à rejoindre le projet : "C'est une initiative ouverte à tous. Le 29 mars, tout le monde pourra s'allonger sur l'herbe et écrire sur une fiche brisol, tout le monde pourra prendre des photos et les publier  sur Instagram avec le hashtag "Start to look up". Tout le monde peut donner sa voix", raconte Mathieu Simonet.

Pour aller plus loin :

Références

L'équipe

Caroline Broué
Caroline Broué
Caroline Broué
Production
Roxane Poulain
Collaboration
June Loper
Réalisation
Stéphanie Villeneuve
Production déléguée