Matthieu Witvoet (à droite), Théo Curin et Malia Metella à la fin de leur traversée, le 20 novembre dernier. - Andy Parant
Matthieu Witvoet (à droite), Théo Curin et Malia Metella à la fin de leur traversée, le 20 novembre dernier. - Andy Parant
Matthieu Witvoet (à droite), Théo Curin et Malia Metella à la fin de leur traversée, le 20 novembre dernier. - Andy Parant
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Résumé

Rencontre avec l’éco-aventurier Matthieu Witvoet qui a accompli ce mois-ci la traversée du lac Titicaca à la nage.

avec :

Matthieu Witvoet (« éco-aventurier » en périple à la nage de Paris à Deauville).

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Le nom de Theo Curin vous est peut-être familier. D’abord parce qu’il est vice-champion du monde de natation handisport. Ensuite parce qu’on l’a beaucoup entendu depuis que le 20 novembre dernier il est arrivé au Pérou après avoir traversé les 122 kms qui séparent le pays de la Bolivie à la nage, dans les eaux glacées du lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde. 122 kilomètres de nage en onze jours. 

On l’a beaucoup entendu et vu lui, mais dans cette folle épopée, Theo Curin n’était pas seul : ils étaient trois. Il était entouré de l'ex-nageuse médaillée d’argent aux JO Malia Metella, et d’un jeune homme de 26 ans qui se dit « éco-aventurier » et qui n’en était pas à son premier exploit du genre. 

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Ces quinze derniers mois, nous avons travaillé à créer ce défi un peu fou : celui de nager 120 km dans une eau entre 10 et 14 degrés. Pendant toute la traversée, nous étions en autonomie, en tirant un radeau de 500 kilos, dans lequel nous dormions et nous mangions. Ce projet-là, nous l'avons mené pour attirer l'attention sur la pollution à laquelle le lac Titicaca fait face, mais aussi pour rendre visible les solutions qui existent localement. 

Ce lac est une espèce d'énorme étendue d'eau, sur laquelle on se perd un peu, parce qu'on n'en voit pas le bout. Au début, c'est perturbant, parce qu'on sait qu'on va quelque part, mais on ne sait pas où. Dans mes souvenirs, cette eau est plate, mais dans les faits, sur les onze jours de traversée, nous avons quand même eu huit ou neuf jours de vent très important. 

_L_e message que l'on est venu porter, lors de cette traversée, est ancré dans les traditions boliviennes et péruviennes. Pour les habitants, ce lac est un lac sacré : pour eux, le monde est né dans le lac Titicaca. Il y avait donc un lien important entre leur tradition et notre message, si bien qu'ils nous ont réservé un accueil très chaleureux.

Pour aller plus loin :

Références

L'équipe

Caroline Broué
Caroline Broué
Caroline Broué
Production
Roxane Poulain
Collaboration
June Loper
Réalisation
Stéphanie Villeneuve
Production déléguée