Rémi Salomon. ©AFP - Joël Saget
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Résumé

7e vague de Covid-19, hôpital en état d'alerte... Avec le président de la Commission médicale d’établissement des hôpitaux de Paris Rémi Salomon.

avec :

Rémi Salomon (Pédiatre, Président de la Commission médicale d’établissement des hôpitaux de Paris).

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Le point sur l’épidémie, les recommandations et les moyens de remédier à la crise du système de santé publique français en compagnie du Pr Rémi Salomon, pédiatre, chef de service à l’hôpital Necker à Paris, "la voix" des médecins de CHU de France en qualité de Président de la conférence nationale des présidents de CME (Commissions Médicales d'Etablissement) des CHU et président de la CME de l’AP-HP

"Nous allons de nouveau devoir prendre des précautions. L'hôpital est déjà dans une situation extrêmement compliquée, donc c'est une difficulté supplémentaire qui se présente à nous. Nous sommes face à un variant plus contagieux que le précédent, et c'est pour cela qu'il y a une nouvelle vague", explique Rémi Salomon." Il est vrai que la vaccination s'épuise : au bout de quelques mois, son effet s'émousse et on risque de faire quand même une forme grave. Le risque pèse sur les plus fragiles, les personnes âgées ou en surpoids. Donc s'il y a une message à faire passer, c'est que si vous avez plus de 60 ans, si vous avez une comorbidité, si vous n'avez pas encore fait le rappel, faites votre quatrième dose" , rappelle-t-il.

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L'hôpital en souffrance

"On a commencé à penser d'abord à la dépense avant de penser aux patients et cela pose problème :  parce qu'on est là. On a un peu mis dans la tête le personnel hospitalier qu'il fallait qu'il y ait une rentabilité de notre activité. Est ce que l'hôpital doit être rentable ? Est ce que l'école doit être rentable ? Ce sont de grands services publics de la nation. Est-ce qu'il faut accepter cette logique de rentabilité ? Je ne crois pas", affirme président de la Commission médicale d’établissement des hôpitaux de Paris.

"Aujourd'hui, on a du mal à trouver du personnel à l'hôpital pour travailler la nuit ou le week-end. Ce sont des travaux qui sont durs, pénibles et pas assez rémunérés. Mais on n'a pas le choix. Les patients sont là le jour, la nuit, le week-end, 365 jours par an. Donc il faudra, si on veut garder du monde l'hôpital, mieux rémunérer le personnel", ajoute-t-il.

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L'équipe

Caroline Broué
Caroline Broué
Caroline Broué
Production
June Loper
Réalisation
Roxane Poulain
Collaboration
Stéphanie Villeneuve
Production déléguée