Alain Finkielkraut
Alain Finkielkraut
Alain Finkielkraut ©AFP - JOËL SAGET
Alain Finkielkraut ©AFP - JOËL SAGET
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Résumé

Pour répondre à ceux qui le traitent de « réactionnaire », le philosophe Alain Finkielkraut a fait le choix de raconter dans un nouvel ouvrage les étapes de son parcours intellectuel.

avec :

Alain Finkielkraut (Philosophe, académicien, et producteur de l'émission "Répliques" sur France Culture).

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Des écrivains et philosophes qui l’ont guidé et accompagné, comme Milan Kundera, Martin Heidegger, ou encore Pascal Bruckner, à ses réflexions sur l’absence de contradicteurs au sein du débat démocratique, Alain Finkielkraut souhaite raconter au lecteur « d’où il parle ». 

Nous recevons aujourd’hui Alain Finkielkraut, philosophe, académicien, producteur de l'émission "Répliques" sur France Culture, qui publie l’ouvrage “A la première personne” aux éditions Gallimard. 

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Etre réactionnaire :

"C’est une étiquette, un label d’infamie, pour me disqualifier au moment même où l’on me qualifie. Le retour du mot « réactionnaire » s’est fait en 2002 avec le livre de Daniel Lindenberg « Le rappel à l’ordre »". Alain Finkielkraut.

"Je revendique très fort le droit à la nostalgie, il est barbare de vouloir criminaliser ce sentiment aujourd’hui… Je suis partisan d’une écologie générale, sauver la terre mais pas seulement la terre, aussi la langue, la culture, le silence, la beauté du monde". Alain Finkielkraut.

Je n’ai pas de nostalgie particulière de 68. L’événement majeur de 68 pour moi ce n’est pas les barricades de mai c’est l’écrasement du printemps de Prague et la parution de « La plaisanterie » de Milan Kundera. Il n’en reste pas moins qu’il y avait quelque chose de beau dans ces événements : il n’y avait plus de voiture, car plus d’essence et chacun pouvait parler avec n’importe qui. Alain Finkielkraut.

Nous méprisions les anciens, les vieux et la vieille culture, c’était clair, c’était l’un des mots d’ordre les plus effrayants de 68 et peut-être que l’homme que je suis aujourd’hui, aurait été malmené en 68. Alain Finkielkraut.

La « police de la pensée » :

"J’ai des désaccords avec Zemmour… Sa nostalgie de la femme au foyer n’est pas du tout la mienne. Et j’ai une divergence plus grave autour de Pétain. Dans « Le destin français », Zemmour se livre à une réhabilitation partielle de Pétain qui m’a désolé et m’a ulcéré… Il dit que Pétain a plus protégé les Français et même les Juifs que ne l’aurait fait une occupation directement allemande. Voilà sa thèse. Je la juge erronée, je suis blessé même par ce qu’il écrit… mais je n’aime pas que l’on parle de délinquance de la pensée". Alain Finkielkraut.

Je ne veux pas d’une police de la pensée en France. Alain Finkielkraut.

Sur son itinéraire intellectuel :

"J'ai commencé à penser par moi-même tardivement, notamment à l'aide des penseurs d'Europe centrale, et le plus grand d'entre eux pour moi est Milan Kundera. Ce que Kundera m'a fait découvrir, c'est l'existence d'une identité européenne. Je ne suis donc pas simplement un universaliste, je défends aussi la particularité française." Alain Finkielkraut."

Références

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Élodie Piel
Collaboration
Léa Capuano
Collaboration
Pauline Chanu
Production déléguée
Louison Carroué
Collaboration
Maïwenn Guiziou
Collaboration
David Jacubowiez
Réalisation