Ecoliers à l'école Saint Germain de Charonne (Paris)
Ecoliers à l'école Saint Germain de Charonne (Paris) ©AFP - FRANCK FIFE
Ecoliers à l'école Saint Germain de Charonne (Paris) ©AFP - FRANCK FIFE
Ecoliers à l'école Saint Germain de Charonne (Paris) ©AFP - FRANCK FIFE
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Si les écoles ont rouvert leurs portes depuis hier tous les écoliers, collégiens et lycéens ne sont pas encore retournés en classe. Pour certains, ce retour ne se fera pas avant septembre prochain. Quelles sont les conséquences d’une demi-année hors des bancs de l’école ?

Avec
  • Marie Duru-Bellat sociologue, professeur émérite à Sciences Po Paris, chercheuse à l'Observatoire sociologique du changement et à l'IREDU

Depuis hier l’ensemble des établissements scolaires ont vu leurs portes rouvrir. A l’exception des lycées situés dans les départements orange, la rentrée se fait progressivement. Mais après presque 3 mois d’école à domicile, la crise que nous traversons a renforcé les inégalités face à l’enseignement. Qu’elles soient numériques, sociales, spatiales ou économiques les inégalités scolaires se sont accrues. Et l’enseignement s’est retrouvé modifié. Quelles sont  les conséquences du confinement et du deconfinement sur l'enseignement et l'apprentissage ? Doit-on repenser notre manière d’enseigner ? 

Pour en parler ce matin, Marie Duru-Bellat, sociologue, professeure à Sciences Po Paris et auteure notamment de “Le mérite contre la justice” aux editions Presses de Sciences Po est notre invitée. 

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Comment évaluer les dégâts de 3 mois loin des bancs de l'école ? 

On sait que le temps passé à l’école joue dans l’éducation. Et là, le temps hors de l’école laissera des traces. On sait que les inégalités scolaires se sont renforcées durant cette période. Il y a également des conséquences symboliques. On sait que le baccalauréat est un rite auquel les élèves étaient attachés. Concernant l’entrée sur le marché du travail, ce sera l’économie qui primera. Marie Duru-Bellat

"La période est datée. On n'avait jamais connu ça donc ça sera difficile d’évaluer les dégâts. Il faut se garder d’idéaliser les choses et il faudra écouter ce que disent les enfants. Il faut faire pour qu’ils ne soient pas trop marqués par cette période si particulière."

Une volonté partagée par les élèves et le corps enseignant d'un retour à la normale

Ce qui est certain c’est que beaucoup d’élèves sont pressés de retrouver les enseignants. Ce qui peut  entraîner la création d'une relation plus personnelle entre élèves et enseignants. Marie Duru-Bellat

"Les élèves s’adaptent, ce sont des stratèges. Si les règles d’évaluation changent alors ils s’adapteront. Le système français est très académique. On ne travaille que très peu en groupe. Et on apprend de cette période que beaucoup d'élèves désirent travailler en groupe et que ce mode d'apprentissage soit plus présent dans les cursus scolaires."

Vous pouvez (ré)écouter l'interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette page.

Pour écouter la seconde partie de l'émission consacrée aux enjeux du second tour des élections municipales vous pouvez cliquer ici. 

8 min

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Aurélien Dubost
Collaboration
Élodie Piel
Collaboration
Léa Capuano
Collaboration
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Production déléguée
Maïwenn Guiziou
Collaboration
David Jacubowiez
Réalisation