Philippe Martinez lors d'une manifestation à Paris en janvier 2022
Philippe Martinez lors d'une manifestation à Paris en janvier 2022
Philippe Martinez lors d'une manifestation à Paris en janvier 2022 ©AFP - Eric PIERMONT
Philippe Martinez lors d'une manifestation à Paris en janvier 2022 ©AFP - Eric PIERMONT
Philippe Martinez lors d'une manifestation à Paris en janvier 2022 ©AFP - Eric PIERMONT
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Résumé

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT (Confédération générale du travail), est l’invité des Matins de France Culture.

avec :

Philippe Martinez (Secrétaire général de la CGT).

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Une conjugaison entre le social et l'environnemental 

Philippe Martinez appelle les citoyens à s'intéresser davantage à l'urgence climatique  : "On devrait tous avoir un intérêt grandissant pour cette question et à la manière de prendre en charge ce phénomène. On essaie beaucoup de culpabiliser les citoyens dans leur façon de vivre or les inégalités sociales font que des citoyens subissent cette pression sociale et l’évolution du climat. Il y a donc besoin d’avoir une vision précise à long terme, tout en évitant, ou en refusant, de culpabiliser les citoyens dans leur façon de vivre.

La pression environnementale sur les ménages

Philippe Martinez pense qu'il y a trop de pression sur les ménages concernant la planification environnementale. "Quand on dit à un salarié, “il faut que tu perdes ton emploi pour sauver la planète”, vous comprenez que c’est un peu compliqué comme réflexion à avoir." Il est nécessaire selon lui de combiner un mix énergétique. Si le nucléaire est indispensable, le plus important est de développer les énergies renouvelables : "On ne peut pas résumer la question de l’avenir de la planète à la question du nucléaire, or c’est souvent une façon de traiter les questions environnementales alors qu’elles sont un peu plus larges que ça."

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L’une des questions posées par les gilets jaunes était celle du pouvoir d’achat, jugé insuffisant. A côté, l'impératif de la sobriété pouvait passer pour certains pour un problème de riche  : "Quand vous n’avez rien, et que l’on veut augmenter une taxe sur l’essence ou sur le gasoil, pour ceux qui n’ont que leur voiture pour se déplacer, ça pose problème.

Des crises révélatrices de problèmes déjà existants

Le dernier quinquennat a été marqué par des crises qui rendent difficile une planification à long terme. Pour Philippe Martinez ces crises ont permis de révéler des problèmes sociaux : “Avec la pandémie, on a bien vu les problèmes qui existent dans la santé, mais ça existait avant la Covid-19. Qu’est ce qu’on a fait ? Des débats sur les premières, deuxième lignes etc…  Donc ça a mis en lumière, de façon plus forte, tous ces problèmes que nous connaissions, mais pour les régler, ce n’est pas des mesures ponctuelles qu’il faut, c’est une vision à long terme. Les hommes et les femmes politiques ont des échéances à court termes autour de leur réélection et c’est pas comme ça qu’on change le monde.” 

Réflexions sur l'union de la gauche quasiment achevée

Philippe Martinez reste mitigé sur l’union de la gauche qui est quasiment achevée : "Il me semble que dans l’expression des citoyens du premier tour, pour ceux qui ont voté, il y a la volonté d’avoir une gauche unie."

"Il y a des mesures qui vont vers ce qu’on propose en matière sociale, par exemple l’augmentation du SMIC, même si on est encore loin des propositions de la CGT." 

Références

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Jules Crétois
Collaboration
Élodie Piel
Collaboration
Pauline Chanu
Production déléguée
Vivien Demeyère
Réalisation
Delphine Lerner
Stagiaire
Caroline Payen
Stagiaire