Bernard-Henri Lévy assiste à la cérémonie d'ouverture des Champs Elysées Film Festival le 14 septembre 2021 à Paris,
Bernard-Henri Lévy assiste à la cérémonie d'ouverture des Champs Elysées Film Festival le 14 septembre 2021 à Paris, ©Getty - Marc Piasecki
Bernard-Henri Lévy assiste à la cérémonie d'ouverture des Champs Elysées Film Festival le 14 septembre 2021 à Paris, ©Getty - Marc Piasecki
Bernard-Henri Lévy assiste à la cérémonie d'ouverture des Champs Elysées Film Festival le 14 septembre 2021 à Paris, ©Getty - Marc Piasecki
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Pour nous donner son avis sur Zemmour, Poutine et la Chine, Bernard-Henri Lévy est l’invité des Matins.

Avec

Bernard-Henri Lévy est notre invité ce matin en tant que fondateur de la revue « La Règle du jeu », c’était il y a plus de 30 ans, en 1990, l’année de la chute du mur de Berlin.

Fondé avec un groupe d’écrivains et d’intellectuels du monde entier, tels que Jean-Paul Enthoven, Susan Sontag, Salman Rushdie ou encore Mario Vargas Llosas, « La Règle du jeu » se donne pour ambitions d’intervenir dans les débats de l’époque.

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Comment les débats ont changé avec les époques ? Nous en parlons dans Les Matins.

Sur la lecture

« Comment lisez-vous ? » C’est cette question que La Règle du Jeu, à l’occasion de ses 30 ans, a posée à différents lecteurs, Emmanuel Carrère, Arnaud Desplechin ou encore Emmanuel Macron. C’est au tour de Bernard-Henri Lévy de répondre au questionnaire. À quel moment de la journée, de la semaine, ou de l'année lisez-vous ?

Tout le temps, et, comme je suis insomniaque et que la lecture ne me fait pas dormir, souvent toute la nuit.

Les livres qui ont changé votre vie.

Les livres d’aventure, les livres qui mettent en scène des gens qui ont le sens de l’honneur ou de la grandeur, les livres de Malraux, de Byron. Ou bien les livres un peu sous-estimés comme ceux de Malaparte.

Dans la préface, « Après Babel » de La Règle du jeu, Bernard-Henri Lévy cite plus Sartre que Malraux.

Je lis "La Nausée" pour la énième fois, et je suis toujours emporté hors de ma vie. Il y a des livres qui sont des espèces de pôles magnétiques, des aimants à l’envers qui chassent les mauvaises pensées, ou des manteaux courts qui attirent des particules d’intelligence.

Et les classiques dans lesquels vous n’avez jamais su entrer ?

Les grands classiques dans lesquels je ne suis pas entré, c’est les grands russes. Tolstoï, Dostoïevski, je ne les ai jamais vraiment lus. Les livres vous choisissent autant que vous les choisissez. Je n’ai pas l’impression d’avoir élu des livres. Ils nous choisissent, nous torpillent, nous construisent, nous détruisent.

Qu’est- ce qu’un mauvais livre ?

Un mauvais livre c’est un livre qui n’ajoute ni à la connaissance qu’on a de l’humain, ni à la langue dans laquelle il a été écrit, ni à la langue universelle et qui néanmoins exerce un attrait sur vous. Je continue à lire des romans policiers, des romanciers d’espionnage, les SAS de Gérard de Villiers.

La création de La Règle du jeu

Pourquoi avoir voulu créer une revue ?

À l’époque j’avais une vision assez idéologique et systématique du monde. Je pensais qu’il y avait un point à partir duquel on pouvait voir ensemble ses choix politiques, philosophiques et esthétiques et qu’il y avait une congruence entre tout ça.

Je suis moins systématique aujourd’hui. On a pas forcément l’esthétique de sa politique ou l’éthique de sa politique.

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