Photographie prise le 24 juin 2020 à l'aéroport d'Orly
Photographie prise le 24 juin 2020 à l'aéroport d'Orly
Photographie prise le 24 juin 2020 à l'aéroport d'Orly ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN
Photographie prise le 24 juin 2020 à l'aéroport d'Orly ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN
Photographie prise le 24 juin 2020 à l'aéroport d'Orly ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN
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Résumé

L'avion peut-il se réinventer ?

avec :

Alexandre de Juniac (PDG de l'Association internationale du transport aérien, ex-PDG d'Air France-KLM).

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Aujourd’hui, Air France fait voler pour la dernière fois l’A380. La compagnie avait déjà programmé une sortie progressive de ces modèles de la flotte, avec une échéance pour la fin d’année 2022, mais la crise du sanitaire a sérieusement accéléré le processus. Face à la baisse significative de la demande en transport, le secteur aérien doit se réinventer. 

Quel est l’impact de ces trois mois de repos forcé ? Cette période peut-elle être une opportunité, d’un point de vue écologique, pour le secteur aérien fortement fragilisé ? Nous en parlons avec Alexandre de Juniac, directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA), ancien PDG d'Air France-KLM.

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Il y a près de 120 milliards de dollars mobilisés autour de la planète pour aider le transport aérien, sans ça on meurt.

On voit revenir la nationalisation, ou l’entrée au capital des compagnies aériennes par les Etats. Alitalia est renationalisé. Que ce soit en Asie, en Amérique ou en Europe on voit l’Etat revenir au Capital. Ça rappelle de vieux souvenirs : c’était le cas jusqu’à la fin des années 1980, puisque c’est à ce moment là que les compagnies aériennes ont été privatisées. Ce n’est pas un problème considérable si les Etats, comme ils l’ont fait dans d’autre cas… Si vous vous souvenez de la crise économique en 2008, l’Etat américain, qui n’est pas réputé pour être interventionniste en général, a nationalisé General Motors, puis l’a revendu. C’est ça qu’il faut viser : il faut que l’Etat revienne au capital. Et puis quand la situation est meilleure, il revend ses parts, ce qui est en général une assez bonne affaire pour l’Etat et les contribuables. 

Il est nécessaire que le secteur aérien français sorte, je l’espère, renforcé de cette crise, avec un Etat qui comprenne son importance. Il faut que l’Etat vienne à l’aide de ce secteur, car sans connectivité il n’y a pas de développement économique.
Je vois qu’il y a un certain nombre de contraintes qui ont été émises pendant ce plan de soutien gouvernemental, notamment l’arrêt des lignes domestiques […]. Je ne vois pas bien pourquoi on ne laisse pas le marché faire. 

Références

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Aurélien Dubost
Collaboration
Élodie Piel
Collaboration
Léa Capuano
Collaboration
Pauline Chanu
Production déléguée
Maïwenn Guiziou
Collaboration
David Jacubowiez
Réalisation