Mati Diop et Marie Darrieussecq
Mati Diop et Marie Darrieussecq ©Getty
Mati Diop et Marie Darrieussecq ©Getty
Mati Diop et Marie Darrieussecq ©Getty
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Rêver de départ, prendre le large, sans assurance d'en revenir... Récits croisés où planent des fantômes de la mer, avec Mati Diop, réalisatrice du film “Atlantique”, et Marie Darrieussecq, auteure de “La mer à l’envers”.

Avec

Aujourd’hui sort en salles le film Atlantique de la réalisatrice Mati Diop. Dans ce premier long métrage, lauréat du Grand Prix au Festival de Cannes, la cinéaste franco-sénégalaise fait le portrait de la jeunesse désenchantée des banlieues populaires de Dakar. Dans ce film, il y a ceux qui partent, et celles qui reste. Ceux qui contemplent l’océan en rêvant d’avenir meilleur, ceux qui se risquent à l’exil en affrontant les flots, et celles qui choisissent la liberté. Atlantique raconte non plus l’odyssée d’Ulysse, mais celle de Pénélope. Une fable politique, teintée de fantastique, qui fait remonter à la surface les fantômes des disparus en mer. 

La cinéaste Mati Diop, réalisatrice du film « Atlantique » est l’invitée des Matins. 

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Elle est rejointe en deuxième partie d’émission par Marie Darrieussecq, écrivaine qui publie “La mer à l’envers” aux éditions P.O.L..

"Mon film est une manière de vivre par procuration une adolescence africaine, sénégalaise, dakaroise que je n'ai pas vécu. Cela me fait penser à l'identification, c'est à la fois offrir un film au monde qui soit la possibilité pour un certain public noir de s'identifier à des personnages noirs et permettre à n'importe quel spectateur de s'identifier à une jeune fille noire." Mati Diop 

"Je voulais pas écrire le roman de la bonne âme qui recueille son migrant mais rendre compte de ce qui nous arrive. Il n'y a pas que leur destin à eux, souvent tragique, il y a notre destin à nous et on est embarqué sur la même planète. C'était extrêmement difficile à faire en fait." Marie Darrieussecq

"Je voulais raconter des gens qui perdent totalement espoir puis qui, pour certains, accostent.(...) En écoutant parler des migrants du Niger ou bien ceux de Calais, à qui il restait 34 kilomètres de fatigue et d'espoir, il y avait vraiment une qualité hallucinatoire du réel. Dans mes reportages, je n'ai pas réussi à la rendre. Dans le roman, on a la place pour faire bouger les mots et d'introduire une forme de rêverie et de rendre grâce, rendre hommage à cet incroyable espoir qui les tient. C'est aussi de l'ordre d'une rêverie insensée." Marie Darrieussecq 

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Élodie Piel
Collaboration
Léa Capuano
Collaboration
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Production déléguée
Louison Carroué
Collaboration
Maïwenn Guiziou
Collaboration
David Jacubowiez
Réalisation