Qui sont les gilets jaunes ?

Manifestations de gilets jaunes contre la hausse du prix du gazoil, le 9 novembre 2018.  ©AFP - Philippe HUGUEN / AFP
Manifestations de gilets jaunes contre la hausse du prix du gazoil, le 9 novembre 2018. ©AFP - Philippe HUGUEN / AFP
Manifestations de gilets jaunes contre la hausse du prix du gazoil, le 9 novembre 2018. ©AFP - Philippe HUGUEN / AFP
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Samedi 17 novembre prochain, plusieurs appels sont lancés dans toute la France pour se mobiliser contre l’augmentation des taxes sur les carburants, et plus globalement contre une baisse du pouvoir d’achat.

Avec
  • Frédéric Sawicki Professeur de science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne
  • Béatrice Giblin Géographe, professeure émérite à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris 8), et directrice de la revue Hérodote

Manifestations, opérations escargots, blocages de routes, le mouvement dit des « gilets jaunes » apparu sur les réseaux sociaux, agrège de multiples mécontentements et moyens d’actions. Hors des canaux traditionnels des syndicats et des partis politiques, la mobilisation entend paralyser le pays pour se faire entendre du gouvernement. 

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Notre invitée est Béatrice Giblin, géographe, directrice de la revue Hérodote, auteure du Paradoxe français. Entre fierté nationale et hantise du déclin paru chez Armand Colin. 

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Elle est rejointe en deuxième partie par Frédéric Sawicki, professeur de science politique à Paris 1-Panthéon-Sorbonne, notamment auteur des Réseaux du Parti socialiste : sociologie d'un milieu partisan édité aux éditions Belin. 

Béatrice Giblin : "Il y a une réelle colère chez une partie de la population française. Il y a un sentiment d'injustice, d'autant qu'on ne sait pas si cette taxe va participer à lutter contre la pollution." 

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Béatrice Giblin : "C'est totalement inédit ce qui va se passer. On fait référence aux bonnets rouges mais c'est une erreur : ce mouvement avait été pris en main par des vrais leaders, comme le maire de Carhaix, ou les grands patrons de Bretagne. Ça n'est pas le cas pour les gilets jaunes. L'idée du blocage, me fait penser qu'on retrouve un mouvement routier qu'on a connu il y a quelque temps."

L'équipe