Une carte du monde antique, scannée à partir d'un original du XVIIIe siècle
Une carte du monde antique, scannée à partir d'un original du XVIIIe siècle ©Getty - NSA Digital Archive
Une carte du monde antique, scannée à partir d'un original du XVIIIe siècle ©Getty - NSA Digital Archive
Une carte du monde antique, scannée à partir d'un original du XVIIIe siècle ©Getty - NSA Digital Archive
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Si les cartes nous aident à résoudre des problèmes, les dessiner autrement, c’est poser autrement les questions sur ce qui nous entoure.

Avec
  • Philippe Rekacewicz géographe et cartographe, chercheur associé à l’université de Helsinki
  • Nephtys Zwer Historienne

« La carte, réputée être l’outil par excellence des géographes pour décrire le monde, est aussi une formidable « machine à rêves » qui permet de transposer notre vision du monde en une infinité de formes dessinées. » Philippe Rekacewicz et Nepthys Zwer, les auteurs de Cartographie radicale aiment les cartes, c’est indéniable. Mais rappellent très vite : « prétendre que la carte n’est qu’une représentation fidèle de la réalité géographique du monde fait l’impasse sur son utilisation politique et sociale… » 

Les cartes ont des parti-pris, des biais. Tentatives de retranscription du monde, elles sont aussi des moyens d’imposer une vision du monde, des objets de combats politiques, de propagande. Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu ne cessent d’en agiter en conférences de presse et jusqu’à l’Assemblée générale des Nations Unies. 

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Depuis quelques années, dans le sillon de la géographie radicale et de ses grands noms, David Harvey et Mike Davis notamment, une cartographie radicale se développe. Cette dernière assume : l’exercice de représentation du monde est forcément subjectif et  fondamentalement politique. 

Dessiner le monde, c’est se le figurer, le nommer, l’organiser. Les cartes deviennent dès lors des champs de bataille et des outils de propositions politiques. Des peuples indigènes contestent les cartes hégémoniques pour imposer leur récit sur les terres dont ils sont issus. Des groupes de citoyens, d’académiciens ou de militants se retrouvent autour de projets de carte pour donner de la force aux habitants en matière d’aménagement du territoire. D’autres encore cartographient l’absence des femmes dans l’espace public, la gentrification… 

Si les cartes nous aident à résoudre des problèmes, les dessiner autrement, c’est se poser autrement toutes les questions sur ce qui nous entoure.

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Jules Crétois
Collaboration
Élodie Piel
Collaboration
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Production déléguée
Valentin Denis
Stagiaire
Vivien Demeyère
Réalisation