Réformes : le dialogue impossible ?

Banderole appelant à participer au mouvement de protestation du 5 décembre 2019.
Banderole appelant à participer au mouvement de protestation du 5 décembre 2019. ©Maxppp - Rémy PERRIN
Banderole appelant à participer au mouvement de protestation du 5 décembre 2019. ©Maxppp - Rémy PERRIN
Banderole appelant à participer au mouvement de protestation du 5 décembre 2019. ©Maxppp - Rémy PERRIN
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À l'appel de nombreuses organisations syndicales, un vaste mouvement de grève interprofessionnelle est attendu ce jeudi 5 décembre contre le projet de réforme des retraites du gouvernement.

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Alors que les contours de la réforme des retraites du gouvernement restent flous, tous les syndicats n'abordent pas ce 5 décembre sous la même optique. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, n'a par exemple pas appelé à la grève ce jeudi. La CGT se présente quant à elle vent debout contre le nouveau système voulu par le gouvernement et dénonce un dialogue de sourd avec l’exécutif. Quel est l'état du dialogue social en France ? Le gouvernement a-t-il rompu le lien avec les corps intermédiaires ? Quelles sont les orientations de la réforme des retraites à venir, et comment penser un système de retraite équitable ?

Pour en parler, nous recevons Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT (Confédération française démocratique du travail).

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Le patron de la CFDT estime qu'il faut "toucher aux régimes spéciaux". "Je suis pour un régime universel des retraites"

Laurent Berger :"Certains disent « tout ça ne marche pas parce que c’est la faute de quelques-uns qui se gavent ». Ce n’est pas vrai. Nos systèmes de retraites sont l’héritage de notre histoire. Les fondateurs de notre système de retraite souhaitaient un seul régime. Et puis les agriculteurs, les cadres… plusieurs professions ont fait sécession pour se protéger. Ça ne marche plus car les gens ne passent plus leur vie dans un même secteur d’activité. Il faut recréer ce système universel qui était justement la philosophie de base."

"On commente tous quelque chose qui n’existe pas !"

Pour Laurent Berger, le gouvernement souhaite entamer dès le départ un rapport de force, "montrer les muscles, aller à l'affrontement."

Laurent Berger : "Nous sommes dans un pays qui préfère la logique de l’affrontement à celui de la discussion, de la confrontation des idées. Ça ne serait pas compris, dans un certain nombre de pays, de vivre l’affrontement, notamment de la part du gouvernement, alors que nous n’avons ni fini les discussions avec le haut-commissaire aux retraites, ni vu et discuter le début d’un commencement d’un texte. On commente tous quelque chose qui n’existe pas. C’est la responsabilité du gouvernement."

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