Philippe Martinez
Philippe Martinez ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN
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La CGT, Solidaires et la FSU ouvrent le bal jeudi dans la rue et avec des grèves, notamment pour réclamer des hausses de salaires.

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Après les manifestations des "Gilets jaunes" samedi, c'est au tour des syndicats de descendre dans la rue. Un an depuis le bras de fer sur la réforme des retraites, les inquiétudes se concentrent désormais autour de la sauvegarde de l’emploi. Mais la rentrée sociale se fera en ordre dispersée, car les organisations syndicales n’ont pas réussi à trouver un mot d’ordre commun. Cette mobilisation est-elle simplement symbolique ? Comment la rentrée sociale peut-elle avoir lieu en pleine crise sanitaire ? A quoi s’attendre pour ce 17 septembre ? 

Pour en parler nous recevons Leila de Comarmond, journaliste sociale pour le quotidien « Les Echos ». Elle sera rejointe en deuxième partie par Christine Erhel, professeur d’économie au CNAM, directrice du Centre d’Études de l'Emploi et du Travail.

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Une faible mobilisation

Le retour de vacances ne suffit pas à expliquer le calme social. Les gens craignent de défiler à cause de la situation sanitaire. Il y a aussi le climat de violence policière qu'il ne faut pas oublier et qui est un élément quand même extrêmement fort, y compris chez les militants syndicaux. Et puis, on a un contexte économique qui n'est pas forcément favorable. Leila de Comarmond

"L'eau chauffe mais ne bout, pas encore. Il y avait très peu de monde à la dernière mobilisation des gilets jaunes. Ce mouvement est en train de s'éteindre. En revanche, les causes du mouvement sont toujours là. La France des oubliés, c'est aussi la France de seconde ligne a qui on a fait beaucoup de promesses. On les a beaucoup applaudis mais on leur a peu donné. Parallèlement, Auchan annonce des licenciements, la prime Macron n'a pas été reçus par tous.. Il y a un sentiment d'oubli". Leila de Comarmond

Un retour des syndicats ?

La crise sanitaire a remis les syndicats sur le devant de la scène au niveau national. Emmanuel Macron les reçus. Par ailleurs, ils ont été extrêmement sollicités à distance pour négocier les protocoles sanitaires dans les entreprises. L'affaire Amazon est assez exemplaire. L'entreprise prenait des mesures de précaution insuffisantes pour protéger les salariés. Une union syndicale s'est constituée et a porté plainte contre l'entreprise. Leila de Comarmond

Une difficile période de transition 

Jusqu'ici, il y a eu assez peu de suppressions d'emplois dans le cadre de plans de licenciements depuis le mois de mars. Les entreprises ont été beaucoup soutenues par les politiques publiques et notamment par le dispositif de chômage partiel qui permet effectivement d'avoir un maintien en emploi avec un coût pour l'entreprise quasi nul. Désormais, on va rentrer dans une période de transition. Les entreprises peuvent pour certaines avoir de vraies difficultés. Et d'autres, effectivement, par contre, vont reprendre sur la vague sur laquelle elles étaient déjà sans doute avant la crise. 

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Élodie Piel
Collaboration
Léa Capuano
Collaboration
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Production déléguée
Vivien Demeyère
Réalisation
Sophie Alavi
Collaboration