Des soldats russes embarquent pour le Kazakhstan.
Des soldats russes embarquent pour le Kazakhstan. ©AFP - Handout / Russian Defence Ministry / AFP
Des soldats russes embarquent pour le Kazakhstan. ©AFP - Handout / Russian Defence Ministry / AFP
Des soldats russes embarquent pour le Kazakhstan. ©AFP - Handout / Russian Defence Ministry / AFP
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Au Kazakhstan, le régime fragilisé par une révolte sans précédent, parie sur le soutien russe.

Avec
  • Stéphane Courtois historien et universitaire français, directeur de recherche au CNRS (Université de Paris X), professeur à l'Institut Catholique d'Études Supérieures (ICES) de La Roche-sur-Yon, spécialiste de l'histoire des mouvances et des régimes communistes

Tout a commencé aux premiers jours de janvier, suite à une hausse des prix du gaz. Des manifestations ont eu lieu dans des provinces riches en ressources pétrolières, avant de gagner les grandes villes, notamment la capitale économique, Almaty. Depuis, le Kazakhstan est le théâtre d’affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre.

Quelles raisons poussent les citoyens kazakhs dans la rue ? La libéralisation de l’économie, l’autoritarisme politique, la corruption endémique ? Dans quelle mesure les rivalités internes au pouvoir jouent ?

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Le président kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, en tout cas, ne veut pas laisser la rue gagner des points. Il a très vite fait appel à Moscou. L'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), alliance militaire qui regroupe autour de la Russie cinq anciennes républiques soviétiques, a donc déployé une force sur le territoire.

Le Kremlin craint-il un effet domino dans sa sphère d’influence ? Profitera-t-il de la crise pour se réimposer au Kazakhstan, pays riche qui diversifie ses partenariats économiques et dialogue notamment avec la France, les États-Unis et la Turquie ?

La crise qui frappe ce pays riche en hydrocarbures, grand comme cinq fois la France, ne peut pas laisser les diplomaties étrangères inactives.

Les sismologues connaissent bien le phénomène : les répliques occasionnent souvent plus de dégâts que les tremblements de terre qui les précèdent. Les événements au Kazakhstan sont-ils une réplique de l’effondrement du bloc soviétique ? Les Kazakhs furent de fait les derniers citoyens soviétiques quelques jours durant en 1991. Les spécialistes sont partagés sur la question, mais notent des similitudes avec les révoltes en Biélorussie, en Géorgie et en Ukraine.

Avec Marie Dumoulin, Directrice du programme Europe élargie du Conseil européen des relations extérieures et ancienne diplomate.

Rejointe par Stéphane Courtois, historien et universitaire français, directeur de recherche au CNRS (Université de Paris X), professeur à l'Institut Catholique d'Études Supérieures (ICES) de La Roche-sur-Yon, spécialiste de l'histoire des mouvances et des régimes communistes. Co-auteur de "Histoire du Parti communiste français" (PUF, 2022).

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Pauline Chanu
Production déléguée
Jules Crétois
Collaboration
Élodie Piel
Collaboration
Vivien Demeyère
Réalisation
Valentin Denis
Stagiaire