La statue de Mao Zedong sur la place Renmin. Kashgar (Kashi) ©Getty - tanukiphoto
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Résumé

On s’intéresser ce matin aux dirigeants jugés fous qui ont fait l’histoire du XXe siècle. Guillaume Erner reçoit Patrick Weil, historien et auteur de ““Le président est-il devenu fou ?” paru chez Grasset.

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Patrick Weil (Historien, directeur de recherche au CNRS, professeur invité à l’université de Yale et à l'Ecole d'économie de Paris.).

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Patrick Weil, est historien et publie chez Grasset “Le Président est-il devenu fou ? Le diplomate, le psychanalyste et le chef de l’Etat”. Il y dévoile l’analyse psychique du président Wilson, élaboré par son conseiller diplomatique, William Bullit, avec l'aide de Sigmund Freud. On y découvre un président instable dont la folie provoque l’échec du traité de Versailles et ce qui s'ensuit.

Retour sur le traité de Versailles élaboré par les Américains

L’historien Patrick Weil pense que la plupart des Français n’ont rien compris au traité de Versailles. "Le président Wilson rejoint les alliés Français, Anglais et Russes dans la guerre contre les Empires centraux", explique-t-il. La guerre est gagnée et c’est lui qui fixe les conditions de la paix avec les quatorze points ou quatorze conditions qu’il a proposés au monde et qui se voulaient une paix équilibrée et juste. "Le Traité de Versailles crée la Société des Nations, démantèle l’empire Austro-Hongrois, rétablit l’Alsace-Loraine pour la France, l’occupation de la rive droite du Rhin et prévoit des réparations extrêmement élevées que l’Allemagne doit payer, ce que critique l’économiste Keynes".

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La non-ratification américaine du pacte de garantie militaire

La sécurité militaire de la France est la clé du traité selon Patrick Weil. Le pacte de garantie militaire, adossé au traité et qui est le prédécesseur de l’OTAN, prévoit qu’en cas d’agression allemande contre la France, les États-Unis et l’Angleterre viendront immédiatement au secours de la France. "C’est pour cela que le président Clemenceau signe le traité. Wilson en revanche décide de ne pas ratifier ce traité militaire. Le maréchal Foch déclare que vint ans plus tard en 1940, les Européens seront plus faibles qu’en 1914. En effet, les Européens en 1940 se retrouvent à gérer entre eux, sans l’Amérique, un traité que les Amériques avait dessiné pour être au centre de la paix mondiale. Elle nous a supprimé son soutien militaire".

Références

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Caroline Payen
Stagiaire
Pauline Chanu
Production déléguée
Delphine Lerner
Stagiaire
Jules Crétois
Collaboration
Vivien Demeyère
Réalisation
Élodie Piel
Collaboration