Manifestation contre les violences faites aux femmes.
Manifestation contre les violences faites aux femmes.
Manifestation contre les violences faites aux femmes. ©Sipa
Manifestation contre les violences faites aux femmes. ©Sipa
Manifestation contre les violences faites aux femmes. ©Sipa
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Résumé

Alors que le seuil des cent féminicides a été atteint en France depuis le 1er janvier, le gouvernement ouvre aujourd’hui son Grenelle des violences conjugales.

avec :

Ghada Hatem (Gynécologue-obstétricienne, fondatrice de La Maison des Femmes de Saint-Denis), Monica Sabolo (écrivain).

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Jusqu’au 25 novembre, représentants des services de l’Etat, associations, personnels soignants, magistrats, proches de victimes vont se rencontrer pour formuler des propositions et identifier les moyens les plus efficaces de protéger les victimes de violences conjugales. Edouard Philippe doit dès aujourd’hui annoncer les premières mesures du gouvernement. Prudents quant à l’issue de cet événement, les associations et proches de victimes de féminicides espèrent plus de moyens et des actions immédiates. A cette occasion nous accueillons un médecin qui prend en charge des femmes victimes de violences, Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue-obstétricienne et fondatrice de la Maison des femmes, une structure qui accueille les femmes victimes de violences dans l'enceinte de l'hôpital de Saint-Denis.  

Les violences faites aux femmes :

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On sait aujourd’hui que les femmes se confient plus volontiers à un personnel de santé… On ne connaît pas bien la médecine de la violence. La médecine de la violence, c’est comprendre que lorsqu’une femme ou un homme est victime de violences, ça a un impact extrêmement important sur la santé des gens. Une femme victime de violences répétées peut être victime de maladies chroniques (diabète, cancer…) dues au stress. Ces femmes sont dans un état de stress post traumatique. Ghada Hatem-Gantzer.

Les (hommes) auteurs de violences :

Ce sont des hommes qui, par blessure personnelle de l’enfance, manquent de confiance en eux-mêmes, ont eu une éducation par des parents violents, vont se trouver des proies. Des femmes tout à fait fortes et solides peuvent se laisser prendre. Ghada Hatem-Gantzer.

On a beaucoup de mal à soigner ces hommes, ils vont en prison, mais ça ne les soigne pas. Ghada Hatem-Gantzer.

Le mot « féminicide » :

J’observe le surgissement du mot « féminicide » dans la sphère publique et il y a quelques années, nous parlions de crime passionnel, de la jalousie. Or il est ici question de domination. Monica Sabolo.

J’étais attirée par l’envie d’écrire sur la triple domination (domination sur les femmes, vis-à-vis des marges -des minorités et domination sur la nature.) Monica Sabolo.

En savoir plus : Violences conjugales : "Dans deux heures, je te défonce"

Elle est rejointe en deuxième partie d’émission par Monica Sabolo, écrivaine, qui publie “Eden” (Gallimard), un conte sur la domination masculine. 

À lire : Le terme "féminicide" interroge le droit

Références

L'équipe

Guillaume Erner
Guillaume Erner
Guillaume Erner
Production
Elodie Piel
Collaboration
Léa Capuano
Collaboration
Pauline Chanu
Production déléguée
Louison Carroué
Collaboration
Maïwenn Guiziou
Collaboration
David Jacubowiez
Réalisation