L'artiste Alberto Giacometti photographié en 1951
L'artiste Alberto Giacometti photographié en 1951
L'artiste Alberto Giacometti photographié en 1951 ©Getty - Photo by Gordon Parks/Life Magazine/The LIFE Picture Collection
L'artiste Alberto Giacometti photographié en 1951 ©Getty - Photo by Gordon Parks/Life Magazine/The LIFE Picture Collection
L'artiste Alberto Giacometti photographié en 1951 ©Getty - Photo by Gordon Parks/Life Magazine/The LIFE Picture Collection
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Résumé

Avec l'écrivain Tahar Ben Jelloun, nous parlons des sculptures de Giacometti, en gardant aussi en mémoire les paroles de Genet sur l'atelier de l'artiste.

avec :

Maialen Berasategui (journaliste littéraire), Tahar Ben Jelloun (écrivain marocain de langue française).

En savoir plus

Nous recevons aujourd'hui Tahar Ben Jelloun, écrivain mais également peintre depuis peu, pour cheminer avec lui aux côtés des sculptures d'Alberto Giacometti. Il est l'auteur de Giacometti, la rue d'un seul, ouvrage dans lequel il évoque les liens entre l'oeuvre du sculpteur et son Maroc natal. 

Tahar Ben Jelloun nous parle donc des sculptures de Giacometti, qui font écho pour lui à Fès, sa ville natale, et notamment à l'une de ses rues les plus étroites, qui semble faite pour accueillir les personnages de l'artiste. Pour l'écrivain, il ne faudrait pas parler de fragilité pour les décrire, mais plutôt d'une présence dépouillée de tout : ce sont "des personnages présents, qui nous regardent, nous interrogent". Pour Tahar Ben Jelloun, les statues de Giacometti rappellent la détresse des réfugiés, de tous les blessés de la vie, des victime des guerres. 

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En écho dans cette émission, l'on retrouve aussi la voix de Jean Genet, qui s'est rendu de nombreuses fois dans l'atelier du sculpteur et à qui notre invité a consacré l'ouvrage Jean Genet, menteur sublime ; mais aussi celle de Billie Holliday... 

Nous évoquons également les liens de notre invité avec deux autres peintres, eux aussi liés à sa terre natale : il s'agit de Delacroix et de Matisse, à qui il s'est adressé sous forme de deux lettres. Selon lui, "le bleu Matisse est certainement pris dans le ciel marocain". L'on retrouve enfin les couleurs du Maroc dans la propre peinture de Tahar Ben Jelloun, qui se dit autodidacte. Il a exposé ses œuvres à l'Institut du Monde arabe en 2017. 

Tahar Ben Jelloun devant l'une de ses oeuvres, à la Galerie du Passage à Paris en 2015
Tahar Ben Jelloun devant l'une de ses oeuvres, à la Galerie du Passage à Paris en 2015
© Getty - Bertrand Rindoff Petroff/Getty Images

A 15h30 : La chronique de Maialen Berasategui, journaliste littéraire. 

A 15h55 : Les lectures poétiques de Jacques Bonnaffé, avec cette semaine le recueil Théorèmes de la nature de Jean-Patrice Courtois, paru aux éditions Nous en 2017.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE : Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction)

MUSIQUE CHRONIQUE : Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat)

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration