Danielle Darrieux et Erno Crisa dans l'adaptation cinématographique de Marc Allégret, L'amant de Lady Chatterley (1955)
Danielle Darrieux et Erno Crisa dans l'adaptation cinématographique de Marc Allégret, L'amant de Lady Chatterley (1955) ©Getty - Photo by ullstein bild/ullstein bild via Getty Images
Danielle Darrieux et Erno Crisa dans l'adaptation cinématographique de Marc Allégret, L'amant de Lady Chatterley (1955) ©Getty - Photo by ullstein bild/ullstein bild via Getty Images
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Nous recevons Catherine Millet pour parler du célèbre roman de D.H. Lawrence, qui a fait scandale au moment de sa publication en 1928.

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Catherine Millet s'est plongée dans l'oeuvre de D.H. Lawrence en se demandant "ce que Catherine M. avait à dire de Constance Chatterley". Elle nous accompagne dans la lecture de L'Amant de Lady Chatterley, en soulignant la force de la passion féminine et de la liberté du désir amoureux qui sont décrites dans les trois différentes versions du roman. Ces réécritures nous donnent à voir la finesse d'analyse du caractère de ses personnages.

"Comme il arrive souvent dans les histoires d'amour, je n'aimais d'abord pas. Je prétextais d'un style qui n'était pas mon genre, désordonné, répétitif, comme cela a été beaucoup reproché à l'auteur. Il est bien possible que la vraie raison ait été que je voulus me dérober à une question trop évidente : qu'est-ce que Catherine M. avait à dire de Constance Chatterley ?"
Catherine Millet, Aimer Lawrence, Flammarion, 2017, p. 10-11.

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Si Catherine Millet et D.H. Lawrence ont en commun d'avoir écrit chacun un ouvrage qui a fait scandale à son époque, ils nous éclairent aussi tous deux sur la sexualité féminine et le dialogue intérieur des êtres. D.H. Lawrence, incompris par la majorité au moment où il publie cette histoire d'amour entre une jeune femme mariée et son garde-chasse, préfigure pourtant le mouvement de révolution sexuelle des années 1960. Catherine Millet, en relisant Lawrence aujourd'hui, offre un regard sur "*ses tumultueuses héroïnes, ces femmes modernes qui ne cèdent rien de leurs désirs ni de leur volonté [...], des femmes libres comme jamais et néanmoins insatisfaites comme depuis toujours." (*Catherine Millet, Aimer Lawrence, Flammarion, 2017, p. 16)

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