Claude Simon chez lui, en 1985 ©Getty - Photo by Jean GUICHARD/Gamma-Rapho via Getty Images
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Claude Simon chez lui, en 1985 ©Getty - Photo by Jean GUICHARD/Gamma-Rapho via Getty Images
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Résumé

Nous nous intéressons, pour finir cette semaine consacrée à Claude Simon, à deux de ses romans : L'Acacia et les Géorgiques.

avec :

Guy Scarpetta (Romancier, essayiste, critique d'art), Frédéric Maget (Professeur de lettres modernes, président de la Société des amis de Colette).

En savoir plus

Nous sommes en compagnie du romancier, essayiste et critique d'art Guy Scarpetta. Il a écrit L'âge d'or du roman, publié chez Grasset en 1996, où il a montré que l'âge d'or du genre était loin d'être révolu au XXe siècle. Dans son essai "L'arbre de l'écriture", il rappelle que Claude Simon ne devrait pas être enfermé dans la catégorie du Nouveau Roman, comme on a souvent pu le faire. Pour lui, l'écrivain renouvelle la forme du roman à partir d'une expérience humaine. 

La littérature romanesque est là pour dire ce qu'aucun autre discours ne peut dire. - Guy Scarpetta. 

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Il nous parle de deux romans célèbres de Claude Simon, qui marquent un tournant dans son oeuvre : Les Géorgiques (1981) où se juxtaposent trois histoires différentes; mais surtout l'Acacia (1989) où l'on retrouve le thème de la guerre. L'Acacia opère un retour à des personnages, des intrigues entremêlées, et propose un art du portrait singulier au sein de l'oeuvre de Simon. 

Et à la fin elle trouva. Ou plutôt elle trouva une fin - ou du moins quelque chose qu'elle pouvait considérer (ou que son épuisement, le degré de fatigue qu'elle avait atteint, lui commandait de considérer) comme pouvant mettre fin à ce qui lui faisait courir depuis dix jours les chemins défoncés, les fermes à demi détruites et les troquets aux senteurs avinés. C'était un tout petit cimetière... Quelque part dans les feuillages encore mouillés étincelant dans le soleil, un oiseau lançait son cri.

Claude Simon, L'Acacia, Editions de Minuit, 1989, p. 24-25.

Nous entrerons donc plus en avant dans l'écriture de Claude Simon, avec ses réminiscences proustiennes, et où la question du temps est centrale. L'écriture de Simon se délie enfin à la manière d'une phrase musicale - si bien qu'il est possible, avec notre invité, de parler d'un écrivain "baroque" qui propose une nouvelle vision du roman, fondée sur un art du contrepoint et de la fugue. 

A 15h30 : la chronique littéraire de Frédéric Maget, président de la Société des amis de Colette. 

A 15h55 : Jacques Bonnaffé clôt cette semaine "Blanche" en continuant la lecture du recueil d'Etienne Faure, La tête en bas

MUSIQUE GÉNÉRIQUE : Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction)

MUSIQUE CHRONIQUE : Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat)

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration