Paul Cézanne, Paul Alexis lisant à Emile Zola, 1869-1870
Paul Cézanne, Paul Alexis lisant à Emile Zola, 1869-1870 ©Getty - Fine Art Images/Heritage Images
Paul Cézanne, Paul Alexis lisant à Emile Zola, 1869-1870 ©Getty - Fine Art Images/Heritage Images
Paul Cézanne, Paul Alexis lisant à Emile Zola, 1869-1870 ©Getty - Fine Art Images/Heritage Images
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Observons ce que les personnages du roman de Zola, "Les Rougon Macquart" voient à travers leur fenêtre. Elle s'ouvre sur la petite ville de Plassans qui rappelle la ville d'enfance de Zola, Aix-en-Provence, mais elle pourrait bien révéler un monde bien plus vaste.

Avec

Docteure en littérature française et professeure à l'université de Rennes 2, Emilie Piton-Foucault, a analysé le sens des images dans l'oeuvre de Zola.

La vue

Les Rougon-Macquart est une des œuvres majeures de Zola, publiée en vingt romans entre 1871 et 1893. L'intrigue se déroule dix-neuf ans avant la parution du premier volume, en 1852. On suit l'évolution d'une famille dans la France du Second Empire. 

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Le roman nous montre le personnage de Félicie à sa fenêtre et nous pensons à ces figures de tableaux, souvent des représentations de femmes à la fenêtre, l'air pensif, le regard vers l'horizon, elles ne semblent appartenir à la scène que physiquement. 

L'oeuvre de Zola relève de l' "écriture dessinée" selon l'expression d'Emilie Piton-Foucault. Dans cette écriture, la fenêtre ouvre sur le réel, celui des protagonistes du roman et celui d'une société en pleine mutation également.

À 15 h 30 : Jérôme Dupuis du magazine L'Express présente la chronique littéraire.

À 15 h 55 : La semaine se poursuit avec la poésie de Charles Reznikoff lue par Jacques Bonnaffé.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE : Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction)

MUSIQUE CHRONIQUE : Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat)

Rediffusion de l'émission du 18 décembre 2018.