Krach boursier à New-York, 24/10/1929 , New York, Etats-Unis
Krach boursier à New-York, 24/10/1929 , New York, Etats-Unis  ©AFP
Krach boursier à New-York, 24/10/1929 , New York, Etats-Unis ©AFP
Krach boursier à New-York, 24/10/1929 , New York, Etats-Unis ©AFP
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L'auteur américain, John Dos Passos (1896-1970) nous dépeint trois époques différentes dans sa trilogie intitulée : U.S.A. Celle du dernier roman, La grosse galette est la plus pessimiste, la plus lucide aussi sur le rapport à l'argent au seuil de la crise de 1929.

Avec

Elle songea au travail qui restait à accomplir pour faire de ce pays ce qu'il devrait être, pour améliorer les conditions de vie, les taudis et les maisons ouvrières qui tombaient en ruines ; pour aider les enfants de mineurs aux vêtements sales trop grands pour eux, les femmes harassées penchées sur leurs fourneaux, toute cette jeunesse qui se démenait pour avoir une éducation dans les cours du soir. John Dos Passos, U.S.A, La grosse galette, « Mary French », 1936.

Nous poursuivons cette semaine consacrée à la crise financière dans la littérature, en compagnie de Philippe Roger qui évoque l’œuvre majeure de l’auteur américain John Dos Passos, U.SA, un triptyque édité en 2002, dans la collection Quarto Gallimard et préfacé par notre invité.

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Le troisième livre de la trilogie de John Dos Passos (1896-1970) intitulé La grosse galette (The Big Money) est publié en 1936, six ans après le premier livre 42e parallèle, du nom du parallèle qui traverse les États-Unis d’Est en Ouest, et quatre ans après la publication du second livre, 1919 qui célèbre l’hégémonie américaine au sortir de la Première Guerre mondiale. Le sentiment de puissance économique qui s’appuyait aussi sur l’avènement de l’automobile et sur la réussite du modèle des usines Ford se heurte à la crise de 1929 et à ses graves conséquences notamment sur les petites gens, ces vies ordinaires, celle de Mary French et d’autres personnages. Le roman met fin à une certaine histoire américaine débutée en 1890. La crise met fin aux années folles, aux plus belles espérances. 

A 15h30 nous retrouvons Maïalen Berasategui du Nouveau Magazine Littéraire, pour la chronique qui porte sur Charles Ponzi (1882-1949).

MUSIQUE GÉNÉRIQUE: Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction).

MUSIQUE CHRONIQUE: Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat).

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration