Franz Kafka ©Getty - Prisma
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Résumé

"Le Procès" (1925) et "Le Château" (1926) sont deux œuvres mémorables de Franz Kafka, sans doute les plus connues. La troisième émission de cette série y revient.

avec :

Jean-Pierre Morel, Alexis Brocas (Journaliste, romancier, critique et rédacteur en chef du magazine, "Lire").

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En compagnie de Jean-Pierre Morel, traducteur et professeur de littérature, nous relisons les deux romans majeurs de Kafka à la lumière de ce que nous dit le nom de l’auteur, et plus particulièrement, la lettre « K». 

F.K. sur la sellette

Kafka signe les lettres adressées à son meilleur ami, Max Brod, de l’initiale de son prénom. Tandis que les personnages de ses romans portent la même initiale que celle de son patronyme, mimant l’identité cachée d’un suspect ou bien celle d’un accusé. C’est par ailleurs, la problématique du jugement qui est au cœur du Procès et du Château. Dans ce dernier roman, le personnage arpente les couloirs d’un hôtel qui ne mène jamais le lecteur au fameux château auquel renvoie le titre. Dans le premier roman, le narrateur est jugé par une cour invraisemblable, un tribunal kafkaïen, une mascarade de procès.

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Krystian Lupa, metteur en scène polonais, revenait le mois dernier sur sa récente adaptation du Procès au théâtre de l'Odéon à Paris. Sa vision de l'écrivain tchèque est ténébreuse, Kafka se met en scène et se juge lui-même :

Il a tellement de mal à vivre avec lui-même, qu'alors ce moi, qui est pour lui, quelque chose d'impossible à conduire, une sorte de monstre — ce quelque chose qu'il n'arrive pas à diriger, à mettre ni dans son travail, ni dans ses rêves — est complètement incompréhensible pour lui-même. C'est quelque chose qui lui résiste. Krystian Lupa, invité de la Grande Table, le 24/09/2018.

Le Procès d'après Franz Kafka, mise en scène Krystian Lupa
Le Procès d'après Franz Kafka, mise en scène Krystian Lupa

À 15 h 30, Alexis Brocas nous présente la chronique littéraire.

À 15 h 55, Jacques Bonnaffé lit la poésie d'Abdellatif Laâbi.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE : Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction).

MUSIQUE CHRONIQUE : Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat).

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration