Toni Morrison
Toni Morrison ©Getty - Micheline Pelletier/Corbis
Toni Morrison ©Getty - Micheline Pelletier/Corbis
Toni Morrison ©Getty - Micheline Pelletier/Corbis
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Toni Morrison publie son premier roman en 1970 : "L’œil le plus bleu", dans lequel Pecola Breedlove, une petite fille noire rêve de se découvrir des yeux bleus. En vingt ans, elle publie cinq autres romans et construit une solide carrière d’écrivaine couronnée par l’obtention du prix Nobel, en 1993.

Avec
  • Claudine Raynaud professeure émérite d’études américaines à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et membre d’EMMA
  • Marianne Payot Journaliste à l'Express

L’invitée de cette deuxième émission de la série, Professeure Claudine Raynaud a consacré une analyse à l’œuvre de Toni Morrison.

Leurs yeux bleus dardaient sur Dieu

Si elle s’inscrit dans la lignée de James Baldwin et de Zora Neale Hurston, l’œuvre de Morrison invente un mode de représentation qui allie le réalisme au lyrisme des voix noires et mêle le surnaturel à la fidélité, à l’histoire. Claudine Raynaud, Toni Morrison, l'esthétique de la survie, Paris, Belin, 1997, p. 119.

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Du chant de la mère de Toni Morrison à celui de l’écrivaine incontournable du courant littéraire et artistique de la "Harlem Renaissance" : Zora Neale Hurston (1891-1960), la voix transmet un lyrisme, un charisme, une force, une mémoire aussi : 

A voix nue
26 min

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Zora Neale Hurston, l'interprète de ce chant folklorique ("Mama don't want no rice"), sur une mère qui n'a d'autre désir que celui de s'adonner à la boisson, mais aussi précurseure des plumes féminines et féministes noires américaines a construit des personnages inspirés de son vécu à Eatonville en Floride, une des premières villes noires, c'est-à-dire entièrement administrées par des Noirs, dont son père. Son roman le plus connu, Mais leurs yeux dardaient sur Dieu (Their Eyes Were Watching God) dépeint cette partie conséquente de sa vie à travers les yeux de son personnage principal, Janie Crawford, une femme noire audacieuse qui fait fi des conventions sociales. Ce réalisme imprègne les romans de James Baldwin et ceux de Toni Morrison.

À (ré)écouter : 

James Baldwin

À 15 h 30, la chronique littéraire nous est présentée par Marianne Payot du magazine l'Express.

À 15 h 55, Jacques Bonnaffé poursuit la lecture de Fernando Pessoa/Alberto Caeiro, sur le thème de l'esthétique : une fleur aurait-elle de la beauté ?

MUSIQUE GÉNÉRIQUE : Panama, de The Avener (Capitol) fin : Dwaal, de Holy Stays (Something in Construction).

MUSIQUE CHRONIQUE : Self portrait de Chilly Gonzales (Gentle threat).

L'équipe