Le domaine de George Sand à Nohant-Vic, dans l'Indre, où Chopin passa sept étés, de 1839 à 1846 ©Getty - Dominique REPERANT/Gamma-Rapho
Le domaine de George Sand à Nohant-Vic, dans l'Indre, où Chopin passa sept étés, de 1839 à 1846 ©Getty - Dominique REPERANT/Gamma-Rapho
Le domaine de George Sand à Nohant-Vic, dans l'Indre, où Chopin passa sept étés, de 1839 à 1846 ©Getty - Dominique REPERANT/Gamma-Rapho
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Résumé

Chopin et Sand se rencontrent en 1839 : ils entament une relation qui durera jusqu’en 1847. Pendant ces années, Chopin séjourna tous les étés à Nohant dans le domaine l'écrivaine, où il composa de nombreuses pièces.

avec :

Nathalie Froloff (professeure en classes préparatoires au lycée Louis le Grand), Jean-Yves Patte (Chroniqueur).

En savoir plus

Pour évoquer la relation entre Chopin et Sand et revenir sur leurs étés passés dans le domaine de l’écrivaine, nous recevons Jean-Yves Patte, historien d'art et musicologue, auteur notamment de l’ouvrage Les étés de Frédéric Chopin à Nohant 1839-1846, publié en 2018 aux Editions du Patrimoine, ainsi que des Promenades de Frédéric Chopin, paru aux Editions du Chêne en 1999. 

Pour George Sand, Nohant est plus qu’une maison : c’est son cœur en pierre, son refuge. C’est la maison pour laquelle elle a le plus lutté et dans laquelle elle va le plus s’investir. – Jean-Yves Patte

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Avant de passer leurs étés à Nohant, Chopin et Sand ont connu un séjour désastreux à Majorque (ce séjour est évoqué par Sand dans son récit de voyage autobiographique Un hiver à Majorque). Le domaine de Nohant leur a ensuite offert un véritable havre de paix, propice à la composition et à l’écriture. Nohant était également un haut lieu de rencontre pour de nombreux artistes soutenus par Sand : Delacroix, Balzac, Liszt ont tous fréquenté le domaine, renforçant une atmosphère propice à la création. 

Sand n’a sans doute pas directement influencé la musique de Chopin ; mais elle l’a beaucoup aidé à formaliser sa pensée musicale, en lui offrant le calme, la sérénité, et même parfois en l’arrachant à la douleur de composer. – Jean-Yves Patte

Chopin est peut-être un être souffrant en tant qu’humain, mais sa musique ne l’est pas. C’est une musique profondément révolutionnaire, bouleversante. Il y a peut-être une erreur à vouloir tirer de ses partitions un romantisme chlorotique ; il faut revenir à l’essence même de ce qui a motivé Chopin : un climat d’urgence et de conquête. L’interprétation de Chopin est une sorte de fougue, d’ardeur, une inquiétude motivée et non morbide. – Jean-Yves Patte

Portraits de Sand et Chopin, issus du tableau de Delacroix
Portraits de Sand et Chopin, issus du tableau de Delacroix
© Getty - Archiv Gerstenberg/ullstein bild (à gauche) Universal History Archive (à droite)

Et à 15h30, la chronique de Nathalie Froloff, professeure en classes préparatoires au lycée Louis le Grand à Paris. 

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration