Chopin en représentation dans le salon du Prince Radziville à Berlin in 1829 (Tableau d'Henryk Siemiradzki)
Chopin en représentation dans le salon du Prince Radziville à Berlin in 1829 (Tableau d'Henryk Siemiradzki)
Chopin en représentation dans le salon du Prince Radziville à Berlin in 1829 (Tableau d'Henryk Siemiradzki) ©Getty - Fine Art Photographic Library/CORBIS/Corbis
Chopin en représentation dans le salon du Prince Radziville à Berlin in 1829 (Tableau d'Henryk Siemiradzki) ©Getty - Fine Art Photographic Library/CORBIS/Corbis
Chopin en représentation dans le salon du Prince Radziville à Berlin in 1829 (Tableau d'Henryk Siemiradzki) ©Getty - Fine Art Photographic Library/CORBIS/Corbis
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Résumé

Le personnage de Chopin virtuose, figure de l’exilé et victime d’un destin tragique (mort à seulement trente-neuf ans) a suscité un véritable « culte » chez les Romantiques... culte qui perdure encore de nos jours.

avec :

Cécile Reynaud, Maialen Berasategui (journaliste littéraire).

En savoir plus

Pour nous aider à replacer Chopin au sein de l’époque romantique, nous recevons Cécile Reynaud, directrice d’études en musicologie à l’EPHE et spécialiste du romantisme musical. Elle a été organisatrice de l’exposition « Chopin à Paris. L’atelier du compositeur » au Musée de la musique en 2010 ; dans le cadre de cette exposition, elle a consacré à Chopin un article intitulé « Chopin et les salons parisiens » et a proposé une analyse du manuscrit inédit d’une « Polonaise en si bémol mineur » écrite par Chopin dans sa jeunesse. Avec elle, nous revenons notamment sur la virtuosité de Chopin, ses relations avec Liszt, son image de « musicien de salon » et ses liens avec les grands Romantiques… 

Chopin était un virtuose au sens où la difficulté technique du piano n’avait pas de secret pour lui, mais pas au sens où il jouait un personnage sur scène devant le public de l’époque. Ce n’est pas ça qui l’intéressait. Entre 1831 et 1848, il a peut-être donné quinze concerts publics à Paris. Il n’avait pas un personnage de virtuose à jouer : ce n’était pas comme ça qu’il gagnait sa vie, tandis que Liszt a fondé toute sa carrière sur cette représentation de lui-même. – Cécile Reynaud

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On a souvent dit que l’univers pianistique de Chopin est un univers hautement poétique, mais il n’y a pas de pianiste qui ait davantage refusé le programme, le texte, l’allusion littéraire que Chopin. Ses pièces pour piano sont « abstraites », c’est-à-dire construites sur des modèles (les Polonaises, les Mazurkas, les Valses…) mais qui ne font pas référence à un argument extra-musical. – Cécile Reynaud

En fin d'émission, retrouvez la chronique de Maialen Berasategui, journaliste littéraire.

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (début) : Panama, de The Avener (Capitol)

MUSIQUE GÉNÉRIQUE (fin) : Nuit noire, de Chloé (Lumière noire)

Références

L'équipe

Matthieu Garrigou-Lagrange
Matthieu Garrigou-Lagrange
Anne-Vanessa Prévost
Collaboration
Didier Pinaud
Collaboration
Laurence Millet
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration